Le DUI, l’alcool et le volant aux Etats-Unis

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Le DUI, l’alcool et le volant aux Etats-Unis

Taux limite d’alcoolémie, arrestation et conséquences de la conduite en état d’ivresse.

Aux Etats-Unis, environ 30 personnes meurent tous les jours des conséquences d’un conducteur ivre, la conduite en état d’ivresse provoque environ 300,000 incidents de la route tous les jours, et tout cela coûte environ 132 millions tous les ans aux pouvoirs publics. Avant de boire et de conduire, voici quelques infos sur le DUI – « Driving Under the Influence », lisez plutôt ceci.

Le Diyouaye aie aie aie

Driver Under the Influence – oui, mais de quoi ?

Le « DUI » (prononcer « di-you-aye ») est pris très au sérieux aux Etats-Unis : « Driving Under the Influence » signifie conduire en état d’ébriété, et/ou sous l’influence de drogues.

Le DUI – ou DWI « Driving While Intoxicated » – se réfère à l’infraction que constitue la conduite en état d’ivresse, ou/et sous l’influence de drogues. Les lois varient selon les états – attention donc si vous allez faire la fête de l’autre côté de la frontière – mais restent globalement similaires.

Tous les états des Etats-Unis se sont entendus pour définir que le taux d’alcoolémie maximum est de 0.08%. Le « BAC », « Blood Alcool Content » se réfère alors au pourcentage d’alcool contenu dans le sang ; 0,08% signifie qu’une personne a 8g d’alcool dans 10L de sang.
Sachez que le BAC en France s’élève à 0,05%, et au Canada, cela va de la zéro tolérance pour les nouveaux conducteurs, à 0,05%.

Une arrestation si vous en donnez des raisons

Pour vous arrêter, la police doit avoir des raisons de penser que vous conduisez en état d’ivresse, ou sous l’emprise de drogues – zigzags, vitesse excessive, comportement suspect…

Afin de justifier leur décision, les policiers vont donc vous demander de réaliser quelques exercices acrobatiques : vous tenir sur une jambe – déjà que vous n’arrivez pas à le faire au yoga – marcher sur une ligne droite imaginaire, voire réciter l’alphabet (sans chanter).

Ils peuvent aussi vous commander de suivre un objet ou vous flanquer leur lampe torche dans les yeux afin de détecter un possible « Horizontal Gaze Nystagamus » (qui signifie que vos yeux s’agitent un peu trop, ou présentent un mouvement saccadé en suivant un objet à moins de 45°).

Sachez que dans certains Etats, des checkpoints sont parfois installés, et les policiers se réservent le droit de sélectionner les conducteurs qui devront les suivre et se soumettre à un test d’alcoolémie.

Trop de verres tu boiras, le taxi tu préfèreras

Les mesures préventives

Sésame… Souffle une fois !
Tous les états ont édicté des lois instaurant un système de verrou sur les véhicules de conducteurs précédemment condamnés pour conduite en état d’ivresse, qui ne peuvent alors se servir de leur véhicule qu’après avoir soufflé dans un alcotest qui débloque leur voiture. Dans 19 états, ces verrous sont obligatoires, même pour les délinquants dont c’est la première infraction.

Boire au volant – mais de l’eau uniquement
La plupart des Etats ont édicté des lois dites « Open Container Laws », concernant la présence de récipients ouverts dans les voitures de récidivistes de la descente sans fond.
43 états et Washington D.C. interdisent donc le conducteur, le passager, ou les 2, de posséder un récipient ouvert qui contiendrait de l’alcool ; on entend donc toute bouteille, cannette ou petite flasque qui ne serait plus fermée hermétiquement (plus de bouchon, plus de languette, plus de capsule) et qui serait entamée.

Les sanctions de la conduite en état d’ivresse

Celui qui boit trop finit à pied
Dans la plupart des Etats, le conducteur ivre se voit retirer son permis de conduire, et il reste souvent suspendu 1 an pour les premières infractions, 3 ans pour la deuxième, et 5 ans pour la troisième. Dans certains états, le permis peut même être révoqué de façon permanente.

De même, les véhicules conduits sont généralement saisis ou du moins immobilisés (avec la pose d’un sabot par exemple), et parfois même les plaques d’immatriculation sont confisquées.

Evitez de payer votre tournée
Bien entendu, le conducteur ivre doit payer une amende – pouvant aller de centaines à des milliers de dollars – sans compter tous les frais qui s’en suivent : récupérer votre voiture à la fourrière, des coûts d’assurance auto bien plus élevés ensuite, l’installation du système de verrou-alcotest sur les véhicules, les frais d’avocats… et les tubes d’aspirine qui vous aideront à vous remettre de la soirée et à soulager vos maux de tête après tant de complications.

Après trop de bières, on finit au service communautaire
Une sanction supplémentaire à l’amende et au retrait de votre permis reste souvent le service communautaire obligatoire. Non seulement les portes de certaines professions vous seront fermées à jamais (chauffeur dans la fonction publique par exemple), mais vous pourrez aussi perdre votre emploi si jamais l’une des conditions d’emploi est d’avoir un casier judiciaire vierge. Vous devrez sûrement assister à des classes sur les dangers de l’alcool ou vous inscrire à des cours de conduite.

Voir gris en cellule
De plus en plus d’état imposent une peine de prison aux conducteurs qui se font arrêter en état d’ivresse, même si c’est leur première infraction. Cela se résume généralement à 1 ou 2 jours que l’on peut effectuer sur un week-end (ça reporte vos plans de fins de semaine à la mer – dommage l’eau vous aurait fait du bien). Pour les récidivistes, voire ceux qui ont commis des circonstances aggravantes, cela peut rapidement monter.

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