« Pour accélérer notre implantation aux Etats-Unis, nous nous appuyons sur des Américains au sein de notre board »

Mots Clés :

Connecthings, mode connecté, monde physique, smartphones
« Pour accélérer notre implantation aux Etats-Unis, nous nous appuyons sur des Américains au sein de notre board »

Une interview de Laetitia Gazel Anthoine, fondatrice de Connecthings.

Laetitia Gazel Anthoine a toujours été fascinée par l’impact de la téléphonie mobile sur nos vies. Dès la  fin des années 90, elle a travaillé dans l’internet mobile avant de créer en 2007 son entreprise sur l’internet des objets pour la Smartcity.

En quoi consiste Connecthings ?

Le monde physique et le monde numérique ont intérêt à s’enrichir l’un et l’autre pour créer, pour améliorer l’expérience de l’utilisateur.

C’est avec cette vision, que j’ai créé une des premières entreprises de l’Internet des objets appliquées à la Smart City en 2007, Connecthings pour connecter les objets du monde physique avec le monde digital en utilisant le Smartphone comme passerelle.

Nous développons un logiciel qui orchestre les interactions entre des balises – balises bluetooth déployées sur le mobilier urbain – et les smartphones des particuliers.
Dans notre système, nous répertorions l’ensemble des mobiliers urbains sur lesquels sont déployés nos balises.
Chaque balise est unique et notre logiciel gère les interactions avec les applications des smartphones.
Par exemple, quand un utilisateur passe à proximité d’une balise bluetooth à un arrêt de bus, il reçoit une notification sur les temps d’attente des prochains bus et sur les disponibilités des vélos – s’il n’y pas de vélo disponible à proximité aucune notification ne sera envoyée. Notre service fait la médiation entre le Smartphone et le mobilier urbain.

Tout se passe dans les applications mobiles déjà existantes : à Paris, l’application de la RATP, à New York l’application de la MTA et pour l’interaction avec les bornes de vélos l’application Citybike. Il n’y a pas d’application à télécharger propre à Connecthings.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer Connecthings ?

J’avais très envie de monter une société et j’ai toujours travaillé dans des services liés à la téléphonie mobile. Les choses sont venues assez naturellement.

Quel est votre « business model » ?

Notre objectif est de déployer notre système dans les plus grandes villes du monde. Actuellement, nous avons 120 000 balises installées dans 23 villes avec l’ambition de développer Connecthings dans les grandes villes des Etats-Unis.

J’ai parlé de l’intermédiation entre le monde physique et le monde digital notamment pour les bus, les vélos mais il peut aussi s’appliquer à tout un tas de tiers tels que Airbnb, Uber… qui vont utiliser notre service pour envoyer des push pour leurs services en propre. Nous déployons donc nos balises partout dans le monde pour ensuite pouvoir les proposer à l’utilisation de ces innombrables tiers.

Quel est l’esprit, la culture de votre entreprise ?

Nous sommes une startup de petite taille avec des employés très impliqués.

Nous avons un esprit pionnier, très innovant avec les difficultés sous-jacentes car le service que nous proposons est nouveau. Il y a beaucoup de passion, pas mal de succès nous sommes tous très motivés et enthousiastes !

Pourquoi avez-vous décidé de vous implanter aux Etats-Unis ?

La société américaine a été créée en Septembre 2015 pour se développer sur le marché américain et dans ses nombreuses grandes villes actives sur la Smart City.

Nous avons de belles références en Europe et un socle technique à la pointe qui nous positionnent dans les écosystèmes de l’internet des objets et de la smart city.

Pour pénétrer ce nouveau marché il faut vraiment bien le comprendre.

Il y a de nombreuses différences entre les marchés Européen et Américain que ce soit au niveau commercial, marketing, budgétaire. Je pense qu’il est important pour le fondateur de se relocaliser aux Etats-Unis. Selon moi, c’est la clé de la réussite aux Etats-Unis.

Dans quelles villes Connecthings est implanté ?

Nous sommes en France depuis 2007, en Espagne depuis 2012, en Italie, Allemagne et au Brésil depuis 2014.

En 2015, nous avons fait une levée de fonds de 11M$ qui nous a permis de mettre en place notre plan d’actions pour nous développer très vite aux Etats-Unis.

Auriez-vous un conseil à donner aux entrepreneurs qui aimeraient s’implanter aux Etats-Unis ?

Il ne faut pas sous-estimer la différence de culture : cela demande des adaptations de la structure fondamentales et il faut l’avoir bien compris.

Il est important de s’entourer de professionnels locaux. Notre board est constitué d’Américains. Ils nous ont aidé à monter les équipes locales et nous accompagnent au jour le jour. Ils nous font gagner beaucoup de temps.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus aux Etats-Unis ?

Je suis arrivée il y a 3 mois aux Etats-Unis donc je suis encore dans une phase de découverte. J’apprécie les rencontres que l’on fait d’un point de vue personnel, la rencontre avec des gens où le contact passe très facilement.

Je suis également heureuse de partager cette expatriation avec ma famille et de découvrir une nouvelle culture, un nouveau pays.

Avez-vous une ville préférée aux Etats-Unis ?

Je dirais New York.

Avez-vous une adresse coup de cœur à New York que vous aimeriez partager avec nous ?

Le quartier de Red Hook à Brooklyn qui est assez atypique par rapport à ce que l’on peut voir à New York !

Si vous rencontriez le Président des Etats-Unis, que lui diriez-vous ?

Je lui parlerais des élections actuelles, de ce moment de flottement où il y a plusieurs possibilités. Il ne faut pas oublier que les Etats-Unis sont une terre d’accueil et il faut préserver cela. Je pense que je lui demanderais son opinion sur ses potentiels successeurs et comment il voit l’avenir proche des Etats-Unis.

Souhaitez-vous faire apparaître une information complémentaire dans l’interview ?

Oui, je souhaiterais communiquer sur une fondation française que j’aide à s’implanter aux Etats-Unis, Women Initiative Foundation, créée et présidée par Martine Liautaud .

Cette fondation a monté un programme pour les femmes entrepreneurs Executive MBA à Stanford. Elle porte également le livre de Martine Liautaud, Breaking Through: Stories and Best Practices From Companies That Help Women Succeed, lancé à New York le 5 mai 2016 « When Women succeed, we all win ».

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