5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur San Francisco

5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur San Francisco

Mots Clés :

16th Avenue Tiled Steps, Buena Vista Park, cimetière, culture, embarcadero, histoire, incendie, insolite, secret, Wave Organ
5 choses que vous ne saviez peut-être pas sur San Francisco

Fog City sort de la brume le temps de dévoiler quelques secrets.

Anciennement connue sous le nom de « Yerba Buena », maternité de l’ONU, du jean Levi’s et de la banque Wells Fargo, construite sur 43 collines et sur l’océan lui-même ; vous saviez déjà (presque) tout ça. Mais que dire des secrets les plus cachés, les plus mystérieux, qui résonnent parfois lorsque la brume s’engouffre dans les grandes avenues ? En voici 5 à retenir et à garder pour soi (ou pas).

Il y a le feu au lac

Le feu, cet élément primaire si fondamental pour l’homme reste la phobie des San-franciscains. Suite à de nombreux incendies ayant dévasté la ville (comme celui suivant le grand tremblement de terre de 1906), les autorités ont pris des mesures draconiennes pour les futures catastrophes. Mieux vaut prévenir que guérir…

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Le système de citernes est donc extrêmement développé, au point de pouvoir noyer un espace de plus de 9000 m2 sous plus de 7m d’eau. Elles sont 172, disséminées dans les rues de la ville, prêtes à éteindre la moindre flammette pointant le bout de son nez. Pour être trouvées plus facilement en temps de crise, ces citernes sont toutes indiquées par un large cercle de briques au sol. Pour ceux qui n’ont toujours rien vu, vous pouvez consulter la carte de la ville indiquant leur emplacement.

Comme un secret ne vient jamais seul, sachez que San Francisco possède une borne dorée, une seule, perdue au milieu de la ville. Elle se situe juste à côté de Mission Dolores, célèbre église catholique de la ville qu’elle a sauvé des flammes en 1906.

Un cimetière marin enterré

Triste sort réservé à dizaines de navires du XIXème siècle, leur épave est ensevelie sous l’Embarcadero de San Francisco. Fraîchement débarqués et trop préoccupés par la ruée vers l’or, de nombreux colons ont en effet délaissé leurs navires dans la crique de Yerba Buena, qui flottaient de dépit depuis.

Vint le temps de la construction de la ville, et l’idée d’élargir le territoire en comblant peu à peu la Baie s’imposa. Que faire alors de tous ces bateaux devenus encombrant ? Par fainéantise ou par gain de temps, la solution s’est rapidement imposée : couler un à un ces navires, puis enterrer le tout. Ni vu, ni connu.

Aujourd’hui encore, on découvre des épaves dans la terre de l’Embarcadero à l’occasion d’aménagements ou de travaux nécessitant de creuser en profondeur. A quand la découverte d’un trésor flamboyant ?

Le concerto des rouleaux

Face à la mer sur une jetée de San Francisco, une complainte s’élève des flots ; est-ce une sirène disparue, ou les âmes des marins disparus en mer qui s’adressent à vous ? Non, c’est le Wave Organ, qui transforme les clapotis, les remous ou les grondements des vagues en une mélodie douce et sauvage à la fois, qui prend possession de chaque visiteur qui s’arrête l’écouter. Laissez-vous emporter…

Imaginé par Peter Richards et construit par le sculpteur Georges Gonzalez en 1986, The Wave Organ est un instrument des plus incongrus, situé au bout d’une jetée de la Marina. Les pierres qui composent cette sculpture proviennent d’un ancien cimetière démoli ; après tout, la musique, c’est l’âme de l’âme. Du granite et du marbre constituent donc les 25 pipes de l’orgue, mais également du PVC et du béton, sur différents niveaux.

L’orgue fonctionne grâce à l’impact des vagues sur les blocs de pierre et le ressac de l’eau. Le va-et-vient aquatique résonne alors comme une douce mélodie, subtile et délicate qui nécessite une oreille attentive. Les sons produits dépendent de la marée, de la force des vagues, qui grondent, se brisent, déferlent, se pressent ou clapotent tendrement sur la création. D’ailleurs, l’orgue produit de plus beaux sons à marrée haute (voir les heures des marées sur :

TidesAndCurrents.noaa.gov

Prenez le temps de vous arrêter face à la mer quelques instants et écoutez la nature s’adresser à vous, comme dans les brumes d’un rêve.

Y’a quoi, après ?

Au cours d’une balade bucolique au Buena Vista Park, vous vous arrêtez pour relacer votre chaussure, et vous remarquez une pierre curieuse au sol. Une, deux, dix, une centaine même, qui jonchent le sol. Ce sont des pierres tombales, qui ornent les caniveaux des chemins du parc, parfois face cachée, parfois non, révélant ainsi l’identité de leur ancien propriétaire.

Ces pierres tombales proviendraient des différents cimetières de la ville, datant du XIXème siècle. Les intérêts immobiliers croissants et les nécessités économiques de certains ont conduit l’administration de San Francisco à déménager toutes ces sépultures vers le nouveau cimetière de Colma.

C’est à cette période que les pierres tombales ont parfois connu une deuxième vie : si elles n’étaient pas réclamées par les familles, les tombes étaient utilisée par les responsables des travaux d’urbanisation pour reconstruire des bâtiments publics, comme le Buena Vista Park (et le Wave Organ).

Aujourd’hui, ces morceaux de granit et de marbre s’intègrent parfaitement au parc, décorant joliment ses chemins et remplissant l’imagination d’un enfant qui ramasse sa balle.

Une ascension haute en couleurs

Loin d’être à Barcelone dans le célèbre Parc Güell orné des mosaïques colorées de Gaudi, vous êtes toujours dans les hauteurs de San Francisco. Devant vous se dresse un escalier qui n’a rien à envier à ceux de Montmartre : 163 marches vous séparent du sommet d’une collinette, et pourtant, vous les appréhendez avec le sourire.

Comment, en effet, rester insensible aux couleurs et aux motifs de cet escalier ? Entièrement recouvert de mosaïques faites à la main, il est le fruit du travail de centaines de bénévoles locaux et d’artistes venus du monde entier.

Le 16th Avenue Tiled Steps Project est né en 2003, s’inspirant de son cousin brésilien Santa Teresa Steps à Rio. Sous la direction d’Aileen Barr et de Colette Crutcher, 163 panneaux de mosaïques ont été réalisés par les habitants du quartier afin de redonner vie à ce passage emprunté quotidiennement.

Avec l’aide de professionnels, ils ont fixé un panneau sur chaque marche, formant un gigantesque dessin à contempler de face. Le thème étant le ciel et l’eau, vous pourrez apprécier un dessin progressif composé d’une rivière remplie de poissons à la base, qui se transforme en gigantesque lune entourée d’étoiles au sommet.

Il est désormais facile de gravir les marches et de monter au ciel… vivant !

Crédits photographies en haut de l’article : JuliaCasillas.com et TownAndCountryMag.com

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