Quelques aspects psychologiques liés à l’expatriation

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Quelques aspects psychologiques liés à l’expatriation

Un conseil de Christine Girard, Ph.D., psychologue clinicienne à Manhattan.

Au cours de ces 15 dernières années qui ont suivi ma propre expatriation, j’ai été amenée à travailler avec de nombreux expatrié(e)s francophones. L'expérience de chacun est évidemment unique, mais il existe cependant des caractéristiques communes et représentatives du vécu de tout expatrié(e). Voici alors quelques aspects psychologiques liés à l’expatriation des Français émigrant aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis et les Français

Les Français voient les Etats-Unis et particulièrement New York partout dans leur quotidien à tel point qu’il est facile d’avoir l’impression que la société et la culture des Etats-Unis, nous sont intimement connues. Cependant, quel que soit le degré d’attention et de préparation apporté à la transition effectuée entre la France et les Etats-Unis, des imprévus se présenteront – et ce, bien sûr, tout particulièrement dans le cas de la première expérience d’expatriation.

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Le processus d’expatriation est complexe et un certain nombre de défis font partie intégrale du processus même. La réalité est plus complexe que les images, les rêves et les attentes positives ou anxiétés que l’on amène avec soi. A l’arrivée, on se trouve face à une société et une culture dont les différences avec la société et culture françaises deviennent de plus en plus apparentes au fil du temps qui passe.

Les difficultés liées à l’expatriation

Il y a en premier lieu le langage, puis les démarches administratives, y compris, dans certains cas, les difficultés à obtenir un travail ou un visa de travail, la culture spécifique du milieu professionnel américain; gérer la scolarité des enfants, comprendre le système de santé….

La liste des « nouveautés » et apprentissages peut être très longue. Cette phase initiale d’orientation peut être excitante pour certains et une source de stress pour d’autres.

Ne pas se laisser abattre

La première étape donc, surtout dans les moments de découragement, consiste à reconnaître le caractère objectif des difficultés que l’on rencontre. Ces difficultés ainsi que les émotions négatives que l’on éprouve nécessairement à un moment ou un autre de ce nouveau parcours, sont inhérentes au processus d’immigration.

Il s’agit donc d’éviter de se blâmer. Il est très facile de se sentir perdu(e), débordé(e), voire incompétent(e) et impuissant(e) en réaction aux difficultés et tâches qui se présentent; de se reprocher d’avoir pris la mauvaise décision. Il est donc essentiel de reconnaître et comprendre l’aspect contextuel de ces sentiments.

Attention à l’isolement !

Un autre aspect significatif est le sentiment d’isolement social. La réalité de l’expatriation consiste avant tout en une séparation avec les êtres qui nous sont proches et qui sont restés dans son pays d’origine. Le degré de ressenti du manque affectif n’est pas forcément facile à anticiper.

Il y a non seulement le manque de ceux que l’on a laissés derrière soi, mais aussi le manque de connexions interpersonnelles dans le pays d’accueil. La langue à nouveau, mais un travail très prenant et des intérêts culturels, des modes de vie et des états d’esprit différents d’un pays à l’autre figurent parmi les facteurs qui contribuent à cet isolement.

Intégrez-vous !

Il est donc important d’utiliser les moyens de communication que l’on possède pour maintenir le contact avec ceux dont on est éloigné géographiquement. De plus, il est crucial d’établir et de développer de nouveaux contacts afin de s’intégrer progressivement au milieu social du pays d’accueil.

Le repli sur soi-même (de l’individu, du couple ou de la famille), le refus d’ouverture, le jugement négatif et le rejet de la nouvelle culture ne contribuent qu’à intensifier le sentiment d’isolement et de mal-être.

Sachez rester ouvert

Il est très facile de critiquer et rejeter une nouvelle culture et structure sociale en réaction au malaise que l’on ressent. Il est facile, lorsque l’on ressent un mal-être, de ne prendre en compte qu’un seul aspect (défini comme forcément négatif) de la situation dans laquelle on se trouve, de n’insister que sur ce qu’on croit avoir perdu et d’idéaliser ce que l’on a laissé derrière soi. Ces approches et perspectives ne font qu’intensifier la détresse psychologique.

En contrepartie, la curiosité et l’ouverture d’esprit feront de cette expérience d’expatriation une occasion d’enrichissement personnel et de découverte ou de développement d’aspects de soi encore méconnus.

Pour obtenir plus d’informations, rendez-vous sur :

AnalysEenFrancais.com et FrenchTherapy.com

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Christine Girard, Ph. D.   •  250 W 90th Street  •  Suite 12J  •  New York, NY 10024 212 769 3271  [email protected]  AnalyseEnFrancais.com 

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