TOP 10 des musées les plus fous aux Etats-Unis

TOP 10 des musées les plus fous aux Etats-Unis

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TOP 10 des musées les plus fous aux Etats-Unis

Drôles, insolites, rares ou juste complètement dingues, quand les musées s’amusent aux Etats-Unis…

Les impressionnistes ne vous impressionnent plus, les baleines empaillées vous font bailler et les antiquités vous enquiquinent. Ce que vous cherchez ? Un musée qui vous amuse, des collections qui vous collent à la peau et des histoires de vie qui vous font vibrer. Entre le musée de la banane, celui des ordures ou celui des cheveux humains, vous aurez, vous aussi, envie de devenir conservateur. Présentation de 10 musées uniques en leur genre et qui valent bien le détour.

JELL-O Gallery Museum – LeRoy, New York

Alors qu’il était un peu malade par un soir de 1897, le charpentier Pearle Wait s’est préparé une tasse de thé avec du sirop pour la toux et un peu de laxatifs, dans laquelle il a rajouté de la gélatine. Quelques tours de cuiller plus tard, sa maladie était passée et le Jell-O était né. Après avoir revendu son idée et la recette à un habitant lambda de sa ville pour 450$, l’invention d’un soir est devenue un dessert aux fruits (le côté laxatif en moins), l’un des plus célèbres des Etats-Unis.

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Les petits pots sont aujourd’hui déclinés en dessert à la gélatine, en petits puddings, ou même en mini shots à arroser d’alcool, dans des parfums aussi classiques que abricot, chocolat ou fraise, que cookies and cream, soda, margarita, cheesecake, crème anglaise ou pain d’épices.

Les Jell-O ont été fabriqués à LeRoy, NY, jusqu’à ce que l’usine déménage dans le Delaware en 1964. C’est dans cette ville qu’a été érigé le seul et unique musée de Jell-O au monde, qui retrace l’histoire de ce dessert devenu incontournable.

JelloGallery.org

Tabasco Museum – Avery Island, Louisiane

Petit, toute rouge et peut faire beaucoup d’effet : le Tabasco. Cette sauce épicée doit son invention à Edmund McIlhenny (et porte toujours son nom sur la bouteille caractéristique). Initialement contenue dans des petits flacons d’eau de cologne, la sauce Tabasco est aujourd’hui entre les mains de la 6ème génération des McIlhenny.

Produit depuis toujours en Louisiane, le Tabasco est fabriqué à base de petits piments rouges très costauds récoltés à la main, qui proviennent d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale. Broyés avec du sel, les piments sont ensuite placés dans des tonneaux de chêne et laissés à mariner pendant 3 ans. On ajoute ensuite à ce précieux liquide du vinaigre, et le tout est bien brassé pendant près d’un mois avant d’être mis en bouteille.

Au milieu des bambous et des crocos de l’île Avery, le petit musée du Tabasco revient sur l’histoire de la célèbre sauce rouge, vous donne quelques idées recettes pour épicer vos soirées, et propose quelques dégustations de plats bien relevés.

Tabasco.com

The Salt and Pepper Shaker Museum – Gatlinburg, Tennessee

En proie à l’éternelle recherche d’une poivrière digne de ce nom, Andrea et son mari Rolf se sont mis en quête de l’accessoire de table idéal. La première trouvée, ils en ont acheté une deuxième, un douzième, une centième… et ont passé la 200,000ième.

Aujourd’hui le seul musée de ce genre, le Salt and Pepper Shaker Museum est tenu par la charmante famille d’Andrea, qui est vraiment allée chercher toutes les informations sur chaque petit ensemble de salière et poivrière. Le musée est très bien fait, et Andrea, archéologue à la retraite, sait vraiment comment partager sa passion pour l’histoire et le monde.

La question persiste et vous hante : est-ce le poivrière ou le salière qui a le plus de trous ? Aux Etats-Unis, c’est généralement la poivrière, car trop de sel est considéré comme mauvais pour la santé, et en Europe c’est l’inverse car le poivre était une denrée rare à trouver (cela varie évidemment).

TheSaltAndPepperShakerMuseum.com

International Banana Museum – Mecca, Californie

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Vous l’avez, vous en êtes une, ou la mangez : la banane. Elle mérite donc bien son musée, rempli uniquement d’objets qui en ont la forme. Salière et poivrière, cravate, boucles d’oreille, des vidéos (oui), des crèmes corporelles, des poupées, des costumes…

En tout plus de 19,000 preuves de l’amour du propriétaire porté aux bananes et de l’étonnante diversité des objets liés aux bananes (une agrafeuse ?), qui font de ce musée le plus gros au monde dédié à un fruit, un seul.

Après la visite, n’oubliez pas de passer par la boutique souvenirs et d’acheter un petit t-shirt banane, et de vous asseoir au bar-nane pour siroter un shake jaune canari.

InternationalBananaMuseum.com

Leila’s Hair Museum – Independence, Missouri

Courts, vous les voulez longs, blancs, vous les préfériez jeunes, éparses vous songez aux implants… Les cheveux restent l’un de vos sujets de préoccupation. Pour Leila, c’est plus une passion.

Coiffeuse dans les années 50, elle est tombe un jour sur une œuvre d’art d’une finesse et d’une délicatesse impressionnantes. Experte, elle reconnaît immédiatement la particularité de la pièce : elle est composée de cheveux humains, comme beaucoup l’étaient à l’époque victorienne. A l’époque comme les souvenirs ne se fixaient pas encore sur pellicule, les cheveux étaient souvent utilisés comme gage d’amour ou d’attachement.

Le musée de Leila possède aujourd’hui plus de 2,000 bijoux composés de cheveux humains, dont le plus vieux a été fabriqué en 1680. Les petites pièces prennent plusieurs formes : cela peut aller de peintures faites avec des cheveux à des bijoux refermant des mèches, des bracelets et des colliers composés de cheveux, des boutons, des photos ou des cartes postales… Il y a également des petites mèches de George Washington, Abraham Lincoln et une représentation d’Elvis Presley.

LeilasHairMuseum.net

Trash Museum – Hartford, Connecticut

Tous les ans, 20 milliards de tonnes de déchets partent dans les océans, tellement, qu’ils pourraient même composer un autre continent : la poubelle de l’océan flotte dans le Pacifique, et n’est qu’une preuve des excès de notre société de consommation. Nous jetons 50,000 tonnes de chargeurs de téléphone par jour, nous produisons environ 10 milliards de kg de déchets par an, et, chaque seconde, nous produisons 2347 kg de déchets électroniques.

A Hartford, un musée entier est dédié aux ordures : il est carrément construit avec des déchets recyclés. On débute la visite du « Temple of Trash » en revenant sur l’histoire de la poubelle, de la gestion des déchets et des ordures depuis la préhistoire – vaste sujet.

Parmi les activités les plus populaires du musée, « où est le rat » (comme Où est Charlie mais sans le grand à lunettes), qui consiste à chercher un rat en plastique caché au milieu d’un tas de (fausses) immondices. Vous pouvez aussi voir depuis le musée une station de recyclage en action et comprendre un peu mieux comment une canette devient un fer à repasser, et une bouteille d’eau un pull.

CCRA.org

Museum of Miniature Houses and Other Collections – Carmel, Indiana

La vie en tout petit, c’est à Carmel dans l’Indiana. Le Museum of Miniature Houses and Other Collections contient plus de 600 miniatures, des toutes petites maisons, des minuscules porcelaines, des objets de déco tout mignons…

Le musée recèle de créations miniatures, prêtées par des musées ou des collectionneurs privés, et les expo changent tous les 4 mois. Le musée organise des évènements assez régulièrement et même des petits ateliers tous les mercredis après-midi à 15h30.

Les expo ont souvent des thèmes (célébration des 50 ans de Mustang, focus sur l’Orient, tout sur les robes de bal), et présentent alors des petites voitures, des mini cuisines et leur petit ustensiles, des toutes petites poupées faites main, des mini jardins… à faire pâlir d’envie un Lilliputien.

MuseumOfMiniatures.org

East Taunton Beer Can – East Taunton, Massachussets

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Tout comme Houston a sa maison en canettes de bières, East Taunton a son musée. Apparue en 1810, la canette n’accueille de la bière qu’en 1933, et le fin breuvage peut enfin être gardé au frais mais également être préservé de toute altération de saveur.

Les canettes, Patrick Allen les collectionnait, et en avait déjà une centaine lorsque son cousin, le propriétaire du musée, a décidé de se lancer aussi, en 1978. Sa collection est aujourd’hui son petit bébé, et recèle des pièces rares venues des 4 coins du monde. Il se souvient encore avec émotion de la canette datant de 1964 qu’il a un jour trouvée dans un frigo, restée là plus de 15 ans sans être ouverte…

Les passionnés de zythologie (l’étude de la bière) ou les adeptes atteints de cenosillicaphobie (la peur du verre vide) seront donc ravis de s’arrêter au Beer Can Museum and Hall of Fame et de se rassurer en contemplant les 5,000 canettes et divers objets d’arts fabriqués à l’aide de récipient : La bière a un beau passé, et se réserve un bel avenir.

BeerCanMuseum.org

Spinning Top and Yo-Yo Museum – Burlington, Wisconsin

Plus de 2,000 toupies, yo-yos, gyroscopes… bref, des objets qui tournent, tourbillonnent, virevoltent. Le Spinning Top and Yo-Yo Museum contient un véritable trésor, avec des toupies trottola, des toupies trompos : des toupies de toutes les époques et de tous les pays.

Jeu traditionnel en Chine (et, ce, depuis plus de 4,000 ans), la toupie est un jeu solitaire mais convivial ; le but du jeu pouvant être de parcourir la plus grande distance, ou de la laisser tourner le plus longtemps, voire même de dégommer le maximum de petites quilles.

La très célèbre Judith Schulz, créatrice du musée en 1987, est passionnée par les toupies et sait les manier à la perfection. Elle organise régulièrement des démonstrations de son agilité, et donne même des cours expliquant les lois de la physique qui amènent les objets à tourner.

TopMuseum.org

Big Foot Museum – Felton, Californie

Poilu, aux pieds étonnamment grands, il se baladerait entre les Etats-Unis et le Canada, en marchant, laissant ses empreintes un peu partout, et ce depuis la conquête de l’Ouest… Big Foot, c’est plus qu’un mythe, c’est une véritable tradition qui a pris vie. Au même titre que le monstre du Loch Ness et le dahu, Big Foot compte son petit nombre d’admirateurs, convaincus de son existence.

Enfant, Michael Rigg passait de longues weekends à pêcher en Californie, et aurait rencontré le géant poilu lors de l’un de ses séjours dans la nature profonde. Il a collectionné depuis tout ce qu’il peut trouver sur Big Foot, s’intéressant également à son cousin le Yéti de l’Himalaya, avant de se lancer dans des études de paléoanthropologie.

Après plus de 50 ans de recherches en parallèle de ces emplois, Michael Rugg a enfin ouvert le Big Foot Discovery Project and Museum avec sa femme Paula Yarr en 2004. Leur but ultime ? S’assurer que Big Foot et toutes les autres créatures des bois bénéficient des mêmes droits à la vie, à la liberté et au bonheur. Il ne reste plus qu’à les trouver pour être sûr qu’ils en bénéficient…

BigFootDiscoveryProject.com

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C'est pas nous qu'on l'a dit...

Le musée transforme l’œuvre en objet.

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