Ça gratte, ça pique, ça brûle, c’est le printemps !

Les beaux jours reviennent enfin en Géorgie : le soleil pointe le bout de son rayon, les tenues raccourcissent et les terrasses se remplissent. Moins drôle, le printemps arrive aussi avec ses arbres en fleurs, le pollen et donc les allergies. Un symptôme qui touche presque 35 millions d’Américains et qui est particulièrement redoutable dans le Peachstate. Existe-t-il une prévention efficace ? Comment les soigne-t-on? Voici quelques conseils pour profiter des beaux jours, sans gratouille, goutte au nez, ni larme à l’œil.

Les différentes allergies

Petit rappel de vos cours de Sciences

Pendant la saison des Amours, le pollen est partout. C’est une petite poudre contenue dans les végétaux, qui est libérée par ces plantes lors de la pollinisation (la reproduction des plantes).

Ce pollen est transporté de plante en plante par des petits insectes ou oiseaux, ou bien par le vent ou l’eau. Tous les pollens ne sont toutefois pas allergisants, et les pollens anémophiles (transportés par le vent), sont les plus à craindre – par opposition aux pollens entomophiles (assistés par des insectes). Il est également très rare que l’on soit allergique à tous les pollens, donc avec de la chance vous aurez un peu de répit.

Les 4 Saisons

L’invasion pollinique suit globalement le cours des saisons, sans obéir à un calendrier précis, aussi est-il inutile de cocher les jours avant « l’alerte pollen ».

La pollinisation des arbres débute généralement vers la fin de l’hiver, et se prolonge pendant le printemps. Fin avril, les arbres ont fini de procréer, mais c’est au tour des graminées de chercher l’âme sœur, et ce, jusqu’en été. Si vous avez éternué tout l’été, vous vous trouverez fort dépourvu quand la bise sera revenue. Le vent joue effectivement un rôle très important dans la pollinisation, et de juillet jusqu’à l’automne c’est au tour des herbacées d’effectuer leur grande parade nuptiale.

Sortez couverts

Les symptômes

Éternuements à la chaîne, démangeaisons nasales, larme à l’œil, goutte au nez, parfois réactions cutanées ou picotements au niveau du palais, de la gorge ou même des oreilles ; les symptômes d’une rhinite allergique (ou rhume des foins) sont facilement identifiables.

On retrouve tous les symptômes d’un rhume tout court, sans la fièvre qui l’accompagne parfois. Le rhume des foins peut être causé par les pollens, ou bien par d’autres substances allergiques (acariens, poils d’animaux).

Les recommandations

Vous aviez la main verte ? Dommage. Si vous êtes allergiques au pollen, vous pouvez ranger votre pelle et votre râteau, et vous contenter de cultiver votre jardin intérieur. Même chose si vous aimez les balades boisées : reprogrammez votre pique nique dans le parc, à l’automne.

Il vous est recommandé d’éviter de sortir lorsque le vent souffle, et que la température est élevée, ainsi que de vous interdire de vous rouler dans l’herbe ou de composer des bouquets de fleurs des champs. L’allergie au pollen n’est pas non plus un prétexte pour vous cloîtrer chez vous, fenêtres closes. En effet, il suffit de se déchausser lorsque vous rentrez chez vous, de vous laver les cheveux le soir (pour éviter que le pollen ne se dépose sur votre oreiller), de faire sécher votre linge à l’intérieur plutôt qu’au milieu de votre jardin, et de capoter votre cabriolet si vous partez en virée shopping.

Les traitements

Voici quelques mots clefs pour expliquer votre malheur au pharmacien sans gesticuler ni taper fébrilement sur le clavier de votre téléphone : si vous avez un rhume des foins « hay fever », vous pouvez demander des antihistaminiques : « antihistaminic », comme Claritin, Tavist et Allegra, des antiallergiques « antiallergic » et des anti–inflammatoires « anti-inflammatory ».

On trouve ces médicaments libellés « allergy relief » ou « antihistamine » dans les pharmacies, et sans ordonnance « over the counter ». Vous pouvez également acheter un spray nasal pour votre nez (comme Astelin et Nasalcrom), et des gouttes oculaires pour vos yeux « eye drops », et le fameux « inhaler » si vous êtes asthmatique (il vous faudra alors une prescription).

Si vos allergies reviennent chaque année, fidèles au rendez-vous, pensez à effectuer une désensibilisation « desensitization ». Un médecin allergologue vous injecte petit à petit les pollens qui vous font réagir, afin que votre système immunitaire s’y habitue peu à peu, jusqu’à ce que votre corps ne réagisse plus aux pollens. A vous les classes vertes !

Mieux vaut prévenir que guérir

Le taux de pollen se calcule différemment selon les plantes concernées, et le site
AtlantaAllergy.com/PollenCount.aspx vous informe quotidiennement du taux de pollen dans les airs.
Vous pouvez aussi les suivre sur les réseaux sociaux

Après la météo des mers et la météo des montagnes, retrouvez également la météo des allergies. Le Weather Channel propose chaque jour des prévisions spécial Pollen, ce qui vous permet de planifier vos sorties ; si vous avez la goutte au nez facile et l’éternuement rapide, évitez les jours à risque, ou n’oubliez pas votre inhalateur :
Weather.com/Health/Pollen/Forecast/USGA0028

Pour les arbres

  • Le risque est faible entre 0 et 14
  • Le risque est moyen entre 15 et 89
  • Le risque est élevé entre 90 et 1499
  • Le risque est très élevé au dessus de 1500

Pour les graminées

  • Le risque est faible entre 0 et 4
  • Le risque est moyen entre 5 et 19
  • Le risque est élevé entre 20 et 199
  • Le risque est très élevé au dessus de 200

Pour les herbacées

  • Le risque est faible entre 0 et 9
  • Le risque est moyen entre 10 et 49
  • Le risque est élevé entre 50 et 499
  • Le risque est très élevé au dessus de 500

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