Rencontre avec l’un des meilleurs chefs au monde, Christophe Bonnegrace

Interview d’un artiste gastronomique au parcours extraordinaire

Qui est Christophe Bonnegrace ?

Christophe Bonnegrace est né à Toulon en France. A 14 ans, Christophe n’aimait pas l’école. Sa maman décide qu’un apprentissage de cuisine est le plus approprié. Après sa formation, Christophe fait son service militaire et passe cinq ans chez les Para-Commandos.. Il décide alors de déménager en Afrique, du Caire à Nairobi, visitant les tribus pour apprendre leurs techniques de cuisine primitives.

On retient ses débuts à Aristoff Caviar & Fine Food, Los Angeles, Le Royal Lahaina Resort, à Hawaii, et Little Buddha, Las Vegas où il reçoit le Prix d’Excellence Culinaire. Il ouvre également Little Buddha, à Sham El Sheik en Egypte.

En 2006, Christophe crée CBG Enterprises, sa propre compagnie de consulting et il voyage à travers le monde.

En 2012, Christophe a besoin de retrouver sa créativité dans sa cuisine et c’est à New York, qu’il ouvre le fameux restaurant La Villette. Il reçoit le prix “The Green Light” par le magazine Forbes et il est dans Best Chefs America 2013, 2014 et 2015. Il est recommandé par le Guide Michelin en 2016 et en 2017.

En 2016, le groupe Sugar Factory American Brasserie achète le prestigieux restaurant Yamashiro à Los Angeles. Reprendre ce restaurant comme chef exécutif est un vrai challenge, mais en moins de six mois, il est placé l’un des dix meilleurs restaurants de Los Angeles. Christophe s’est promis de faire de Yamashiro la première destination culinaire.

La rencontre à Yamashiro

C’est à Yamashiro et face à une vue imprenable que nous avons rencontré Christophe Bonnegrace. D’une modestie touchante et d’une connaissance du monde impressionnante, il parle des ingrédients comme de véritables trésors. A Yamashiro, tous les ingrédients sont frais du jour et issus d’une agriculture biologique. Il travaille avec les plus beaux produits pour servir des plats absolument exquis. Des Saint-Jacques au Yuzu et à la Truffe jusqu’au rare boeuf Wagyu A5 (commandé une fois par semaine au Japon), les mets imaginés et créés par Christophe sont d’une finesse et d’une technique à en perdre votre fourchette !

Interview Christophe Bonnegrace

Lors de vos voyages, quelle cuisine vous a le plus inspiré ?

L’Espagne, sans hésiter ! Les saveurs et les produits sont extraordinaires. La Nouvelle-Zélande également, leur produits de la mer sont épiques.

Quel est le plat que vous avez cuisiné dont vous êtes le plus fier ?

Le Foie Gras, et les rillettes de lapin et de canard. Je suis très fier de ces plats, ils ne sont pas faciles et ont beaucoup de succès.

Avez-vous un chef ou un mentor qui vous a plus inspiré que d’autres ?

rencontre-meilleur-chef-cuisinier-monde-christophe-bonnegrace-10Ah j’en ai tant ! Jacques Maximin du Negresco, un génie de tous les jours. Jacques enseigne les bonnes techniques pour être au summum. Daniel Boulud, Ducasse, Rippert. Jean Georges. Je peux m’identifier à ses influences asiatiques, sa simplicité des plats, ses saveurs. Gregory Gourreau m’a également beaucoup inspiré pour la pâtisserie. Mais mon plus grand mentor a été ma grand-mère.

Quel est le plus important dans votre cuisine ?

Mon couteau ! Sans lui je ne peux rien faire (rires). Sans gaz non plus d’ailleurs.

Quel est le conseil que vous donneriez aux nouveaux cuisiniers qui commencent ce métier ?

Arrêtez de regarder la télé, de lire des magazines, ce n’est pas en lisant des magazines de golf que vous devenez Tiger Woods (rires). Travaillez dur et n’abandonnez jamais !

Mes dernières vacances. je les ai prises en 1998. Les weekends, les célébrations, votre anniversaire, soyez prêt à être en cuisine et à donner le meilleur de vous-même. La cuisine n’est pas un métier facile, c’est un métier ingrat, mais quand vous réalisez la beauté de votre vocation et que votre carrière est dans ce domaine, collez-vous y et n’arrêtez pas. Faites des choses simples avec des produits extraordinaires”.

Quel est votre endroit favori à Los Angeles ?

Mon jardin..ma maison, c’est là où je répare mes motos, où je jardine, où je construis des meubles, où je développe mes autres passions, mon chez moi.

Pendant cette rencontre, Christophe Bonnegrace nous a donné une vraie leçon de vie en étant un des chefs les plus prisés au monde et étant incroyablement humble : “C’est le produit qui est la star, pas le chef”.

Credit photo : Lucas Noonan Photography

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