Classements, coût, admission : le CV de cinq universités qui font rêver le monde

Princeton, Harvard, Yale, Columbia et Stanford comptent parmi les universités les mieux classées des États-Unis et du monde. Histoire, rangs dans les grands classements, coût d’une année, taux d’admission, dotation et anciens élèves célèbres : voici le curriculum vitae de ces cinq universités.

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Au sommaire

  1. Quel classement, quel top 5 ?
  2. Princeton
  3. Harvard
  4. Yale
  5. Columbia
  6. Stanford
  7. Une année à près de 100 000 dollars
  8. Des places très chères à obtenir
  9. Étudiants étrangers : ce qui a changé en 2025 et 2026
  10. La cour des Grandes et l’Ivy League

Quel classement, quel top 5 ?

Il n’existe pas un classement des universités, mais plusieurs, et ils ne mesurent pas la même chose. Le plus suivi aux États-Unis, celui de U.S. News & World Report, ne classe que les universités américaines, sur leur premier cycle. Dans son édition 2027, publiée le 22 septembre 2026, le MIT passe premier devant Princeton, suivi de Harvard, de Yale, puis de Stanford, cinquième ex aequo avec Caltech. Columbia est douzième.

Les classements mondiaux regardent surtout la recherche. Dans le QS World University Rankings 2027 (juin 2026), Stanford est deuxième ex aequo et Harvard cinquième. Dans celui du Times Higher Education 2027, Princeton et Stanford sont troisièmes ex aequo, derrière Oxford et le MIT. Le classement de Shanghai 2026, qui compte notamment les prix Nobel, place Harvard en tête, comme à chaque édition depuis 2003, devant Stanford.

Nos cinq universités, Princeton, Harvard, Yale, Columbia et Stanford, figurent toutes dans le top 20 d’au moins trois de ces quatre classements. Voici leur curriculum vitae.

Tableau des rangs de cinq universités dans quatre classements. U.S. News 2027 : Princeton 2, Harvard 3, Yale 4, Columbia 12 ex aequo, Stanford 5 ex aequo. QS 2027 : Princeton 27, Harvard 5, Yale 16 ex aequo, Columbia 43 ex aequo, Stanford 2 ex aequo. Times Higher Education 2027 : Princeton 3 ex aequo, Harvard 6, Yale 9 ex aequo, Columbia 19, Stanford 3 ex aequo. Shanghai 2026 : Princeton 6, Harvard 1, Yale 11, Columbia 8, Stanford 2. Numéros 1 : MIT, MIT, Oxford et Harvard
Les rangs des cinq universités dans les éditions les plus récentes des classements U.S. News, QS, Times Higher Education et Shanghai. Sources : U.S. News, QS, Times Higher Education, ShanghaiRanking, relevé du 18 octobre 2026. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Princeton, Dei sub numine viget

Blason de Princeton University

Son histoire

Fondée en 1746 à Elizabeth, dans le New Jersey, sous le nom de « College of New Jersey », Princeton University est le quatrième plus ancien établissement d’enseignement supérieur des États-Unis. Les premiers cours, en mai 1747, réunissent une dizaine de jeunes hommes chez son premier président, le révérend Jonathan Dickinson. Le collège s’installe à Princeton en 1756 et prend le nom de Princeton University en 1896.

Son 13e président, Woodrow Wilson (1902-1910), futur président des États-Unis, a modernisé son administration, refondu le programme des études et créé en 1905 les « preceptorials », des séances de travail en petits groupes. Son projet de regrouper les étudiants en « quads » résidentiels a été rejeté en 1907 : les residential colleges ne sont apparus qu’en 1982. Il y en a sept depuis 2022, et un huitième, Hobson College, est attendu en 2027.

La devise de l’université, Dei sub numine viget, signifie « Sous la puissance de Dieu elle s’épanouit ».

Princeton en chiffres

1969Princeton s’ouvre aux étudiantes
5 825undergraduates (premier cycle) et 3 365 graduates (master et doctorat), selon les chiffres publiés par l’université en 2026
1 366enseignants, soit un enseignant pour 8 étudiants
+ de 23 millionsde livres, manuscrits et ressources numériques, répartis sur 10 sites de bibliothèque
54prix Nobel liés à l’université, dont 25 anciens élèves
36,4 milliardsde dollars de dotation au 30 juin 2025
68 140 $de frais de scolarité pour l’année 2026-2027, et 94 624 $ avec le logement, les repas, les livres et les dépenses personnelles, hors transport

Quelques anciens

  • L’écrivain F. Scott Fitzgerald, qui a quitté Princeton sans diplôme ;
  • Steve Forbes, président et directeur de la rédaction du magazine Forbes ;
  • Ethan Coen, la moitié du duo de choc des frères Coen ;
  • L’épouse du 44e président des États-Unis, Michelle Obama ;
  • Le milliardaire Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.
Princeton.edu

Harvard, Veritas

Blason de Harvard University

Son histoire

Créée en 1636 par un vote de l’assemblée de la colonie du Massachusetts, c’est la plus vieille université du pays. Elle tient son nom de son premier grand bienfaiteur, John Harvard, qui lui avait légué la moitié de ses biens et sa bibliothèque de plus de 400 livres. En 1642, elle remet leur diplôme à ses neuf premiers étudiants ; à partir de 1655, son Indian College accueille des étudiants amérindiens, et Caleb Cheeshahteaumuck, de la nation wampanoag, est diplômé en 1665.

Fondée pour former les pasteurs puritains (congrégationalistes) de la colonie, elle s’est ensuite ouverte à un autre public pour devenir la grande rivale de Yale. Harvard possède la plus grosse dotation universitaire du monde : 56,9 milliards de dollars au 30 juin 2025, 68 milliards un an plus tard selon son rapport financier publié le 15 octobre 2026. La rivalité entre les deux universités se manifeste notamment sur le terrain, lors de « The Game », le match de football américain qui les oppose presque chaque année depuis 1875.

La pelouse ombragée de Harvard Yard en été, avec ses chaises vertes et des étudiants assis à l'ombre de grands arbres, devant University Hall, bâtiment de granit clair

Harvard Yard, le cœur historique du campus de Cambridge, et University Hall, en août 2017. Crédit photo : Marco Almbauer (domaine public)

La devise de l’université est plus que formelle : « Veritas ». La traduction est-elle vraiment nécessaire ?

Lire aussi : 5 choses sur Harvard que vous ne saviez probablement pas

Harvard face à Washington

En 2025, Harvard a refusé les exigences de l’administration Trump. Le gouvernement a gelé en avril environ 2,2 milliards de dollars de subventions, retiré en mai à l’université le droit d’accueillir des étudiants étrangers (sa certification SEVP), puis suspendu le 4 juin, par une proclamation présidentielle, l’entrée aux États-Unis des étudiants étrangers inscrits à Harvard. La juge fédérale Allison Burroughs a bloqué ces mesures en juin, puis jugé le gel des subventions illégal le 3 septembre 2025. En octobre 2026, aucun accord n’a été signé : les appels du gouvernement sont pendants devant la cour d’appel du 1er circuit, et les étudiants étrangers continuent d’étudier à Harvard.

Harvard en chiffres

+ de 400 000anciens élèves dans le monde
1879ouverture de la « Harvard Annex » pour les étudiantes, devenue Radcliffe College en 1894 et fondue dans Harvard en 1999
24 317étudiants à l’automne 2025, dont 6 675 en premier cycle au Harvard College et 6 749 étrangers (27,8 %)
2 352enseignants
52prix Nobel sur la liste tenue par l’université, surtout des enseignants
4,2 %d’admis pour la promotion qui sortira en 2029 : 2 003 sur 47 893 candidats
62 226 $de frais de scolarité pour l’année 2026-2027, et 91 634 $ avec le logement, les repas, l’assurance santé et les frais, hors livres et dépenses personnelles

Ses anciens

  • De nombreux présidents des États-Unis : John Adams (2e président, de 1797 à 1801), John Quincy Adams (6e président, de 1825 à 1829), Rutherford Birchard Hayes (19e président, de 1877 à 1881), Teddy Roosevelt (26e président, de 1901 à 1909), Franklin Roosevelt (32e président, de 1933 à 1945), John F. Kennedy (35e président, de 1961 à 1963), George W. Bush (43e président, de 2001 à 2009), mais aussi Barack Obama (44e président, de 2009 à 2017) ;
  • L’acteur Tommy Lee Jones, qui partageait sa chambre au « college » avec Al Gore ;
  • Bill Gates, le cerveau derrière Microsoft, et Mark Zuckerberg, la tête bouclée qui a lancé Facebook, partis tous deux sans diplôme avant d’en recevoir un à titre honorifique ;
  • Les acteurs Matt Damon et Natalie Portman notamment.
Harvard.edu

Yale, Lux et Veritas

Blason de Yale University

Son histoire

Fondée en 1701 à Saybrook, dans le Connecticut, sous le nom de « Collegiate School », l’université s’installe à New Haven en 1716 et prend le nom de Yale College en 1718. C’est le troisième plus ancien établissement d’enseignement supérieur des États-Unis, après Harvard et le College of William & Mary.

Yale a pris exemple sur les universités anglaises d’Oxford et de Cambridge pour ses residential colleges, de petites communautés où les étudiants logent, mangent et travaillent : les sept premiers ont ouvert en 1933, et il y en a quatorze depuis 2017. L’université compte 15 657 étudiants à l’automne 2025, dont 3 824 étrangers, soit 24 %.

La grande cour historique de Yale (Old Campus) au printemps, ses allées de pierre et ses bâtiments de brique, dominés à gauche par la tour gothique Harkness

Old Campus, la cour historique de Yale, à New Haven, et la Harkness Tower, en avril 2014. Crédit photo : Gunnar Klack (CC BY-SA 4.0)

Pas besoin d’avoir pris le cours de latin au collège pour comprendre que la devise signifie « Lumière et Vérité ».

Yale en chiffres

1854Yung Wing, premier Chinois diplômé d’une université américaine, obtient son diplôme à Yale
1869la School of the Fine Arts est la première école de Yale ouverte aux femmes ; Yale College les accueille à partir de 1969
106 hectaresde campus central, et 448 hectares en tout
15,9 millionsde documents dans les collections de ses bibliothèques
+ de 190 000anciens élèves vivants
65prix Nobel liés à l’université, anciens élèves ou enseignants
44,1 milliardsde dollars de dotation au 30 juin 2025
4,2 %d’admis pour la promotion qui sortira en 2030 : 2 328 sur 54 919 candidats
72 500 $de frais de scolarité pour l’année 2026-2027, et environ 98 000 $ avec le logement, les repas, les livres et les dépenses personnelles

Ses anciens

  • Les présidents américains George H. W. Bush (de 1989 à 1993), Bill Clinton (de 1993 à 2001), diplômé de la faculté de droit comme sa femme Hillary, et George W. Bush (de 2001 à 2009) ;
  • Les acteurs Paul Newman, Ben Stein, Meryl Streep, Jodie Foster et Edward Norton, entre autres ; Claire Danes y a aussi étudié.
Yale.edu

Columbia, In lumine Tuo videbimus lumen

Blason de Columbia University

Son histoire

Fondé en 1754 par une charte du roi George II, le « King’s College » a accueilli 8 étudiants pendant sa première année et a rapidement formé les élites de la nation : John Jay, premier président de la Cour suprême (Chief Justice), Alexander Hamilton, premier secrétaire au Trésor, Gouverneur Morris, auteur de la version finale de la Constitution, et Robert R. Livingston, l’un des cinq rédacteurs de la Déclaration d’indépendance.

Fermé pendant la révolution américaine, de 1776 à 1783, l’établissement rouvre ses portes en 1784 sous le nom de « Columbia College » et change plusieurs fois d’emplacement : Park Place, puis la 49e Rue en 1857, avant Morningside Heights à la fin des années 1890. Sous l’impulsion du président Michael Sovern (1980-1993), l’université a connu un fort développement, avec la construction de nouveaux bâtiments, et son successeur George Rupp (1993-2002) a poursuivi dans cette voie. Depuis le 1er juillet 2026, elle est présidée par Jennifer Mnookin.

L’université possède aujourd’hui son campus principal à Morningside Heights, celui de Manhattanville, le centre médical Irving et l’observatoire Lamont-Doherty, et même un pôle d’enseignement à Paris, au Reid Hall.

La Low Memorial Library, bâtiment néoclassique à colonnes et coupole, en haut de larges marches, avec au premier plan le dallage de brique rouge et la statue Alma Mater, sous un ciel bleu d'automne

La Low Memorial Library, sur le campus de Morningside Heights, à Manhattan, en novembre 2016. Crédit photo : King of Hearts (CC BY-SA 4.0)

Les étudiants de Columbia ne voient peut-être pas souvent la lumière : rien d’étonnant que leur devise soit « In lumine Tuo videbimus lumen », soit « Par Ta lumière nous verrons la lumière ».

En mars 2025, l’administration fédérale a annulé une partie de ses subventions de recherche. Le 23 juillet 2025, Columbia a signé un accord : 200 millions de dollars versés à l’État fédéral sur trois ans et 21 millions pour régler une plainte devant l’EEOC, l’agence fédérale chargée des discriminations au travail, en échange du rétablissement de ses subventions des National Institutes of Health et du ministère de la Santé. L’université n’y reconnaît aucune faute.

Columbia en chiffres

89prix Nobel parmi ses anciens élèves, enseignants et chercheurs, selon le décompte de l’université
2026prix Nobel d’économie à Michael Woodford, professeur à Columbia, partagé avec Robert Hall, de Stanford
35 978étudiants à l’automne 2025, dont 9 833 en premier cycle et 13 915 étrangers (39 %)
4 881enseignants à temps plein
16 711diplômes délivrés en 2022-2023
15,9 milliardsde dollars de dotation au 30 juin 2025
96 990 $pour une année de premier cycle en 2025-2026 au Columbia College et à l’école d’ingénieurs, dont 73 450 $ de frais de scolarité et frais annexes

Ses anciens

  • Les présidents Theodore Roosevelt (de 1901 à 1909) et Franklin D. Roosevelt (de 1933 à 1945), passés par sa faculté de droit, et Barack Obama (de 2009 à 2017), diplômé du Columbia College en 1983 ;
  • 3 présidents de la Cour suprême des États-Unis (John Jay, Charles Evans Hughes et Harlan Fiske Stone) et plusieurs autres juges de cette même cour, dont Ruth Bader Ginsburg ;
  • Nombre de gouverneurs, de membres du cabinet et de conseillers du Président.
Columbia.edu

Stanford, Die Luft der Freiheit weht

Blason de Stanford University

Son histoire

Fondée le 11 novembre 1885 par Leland et Jane Stanford, l’Université de Stanford ouvre ses portes le 1er octobre 1891 : 555 étudiants et étudiantes s’inscrivent la première année. Elle ne fait pas partie de l’Ivy League, une conférence sportive qui réunit huit universités du Nord-Est.

Endommagée par les tremblements de terre de 1906 et de 1989, Stanford a grandi lentement mais sûrement, jusqu’à couvrir 8 353 acres (3 380 hectares) au sud de San Francisco, au cœur de la Silicon Valley.

Arcades de grès ocre et toits de tuiles rouges du Main Quad de Stanford, avec à droite la Hoover Tower, sous un ciel bleu et quelques nuages

Les arcades du Main Quad de Stanford, avec la Hoover Tower à droite, en décembre 2016. Crédit photo : Frank Schulenburg (CC BY-SA 4.0)

Pour ceux qui ne parlent pas allemand couramment, sa devise officieuse veut dire « Le vent de la liberté souffle ». C’est une phrase de l’humaniste Ulrich von Hutten, choisie par David Starr Jordan, premier président de l’université.

Stanford en chiffres

7écoles, dont la Doerr School of Sustainability, créée en 2022
7 289undergraduates et 10 025 graduates à l’automne 2025, pour 2 402 professeurs
630bâtiments
36prix Nobel depuis la fondation, selon le décompte de l’université à l’automne 2025, puis deux en octobre 2026 : Karl Deisseroth (médecine) et Robert Hall (économie)
25fontaines et 5 réservoirs d’eau
26 000arbres et plus de 1 000 espèces de plantes
+ de 10 400vélos sur le campus un jour de semaine
93 %des undergraduates vivent sur le campus
+ de 248 000anciens élèves dans le monde entier
40,8 milliardsde dollars de dotation au 31 août 2025
3,8 %d’admis pour la promotion qui sortira en 2029 : 2 302 sur 60 646 candidats
67 731 $de frais de scolarité pour l’année 2026-2027, et 97 545 $ avec le logement, les repas, les frais, les livres et les dépenses personnelles

Ses anciens

  • William Hewlett et David Packard, les créateurs de Hewlett-Packard ;
  • Le président Herbert Hoover, diplômé de la première promotion en 1895, et quatre juges de la Cour suprême : William Rehnquist, Sandra Day O’Connor, Anthony Kennedy et Stephen Breyer ;
  • L’écrivain John Steinbeck, qui y a étudié de 1919 à 1925 sans obtenir de diplôme ;
  • Ray Dolby, fondateur des laboratoires Dolby, et Bradford Parkinson, l’architecte du GPS ;
  • Des astronautes, dont Sally Ride, la première Américaine dans l’espace, et Mae Jemison.
Stanford.edu
Les cinq campus sur une carte : cliquez sur un repère pour la date de fondation et le bâtiment emblématique de chaque université.

Une année à près de 100 000 dollars

Une année de premier cycle coûte de 91 000 à 98 000 $ environ dans ces cinq universités, frais de scolarité, logement, repas et dépenses courantes compris, selon les budgets 2026-2027 qu’elles publient (2025-2026 pour Columbia). Ce prix affiché n’est pas celui que paient la plupart des familles américaines : grâce à leurs dotations, ces universités financent des bourses calculées sur les revenus et le patrimoine des parents.

Barres du budget officiel d'une année de premier cycle, frais de scolarité, logement et repas, autres frais : Princeton 94 624 dollars dont 68 140 de frais de scolarité ; Harvard 91 634 dont 62 226, hors livres et dépenses personnelles ; Yale 97 985 dont 72 500 ; Columbia 96 990 dont 73 450, budget 2025-2026 ; Stanford 97 545 dont 67 731 ; avec les seuils de revenus familiaux sous lesquels chaque université prend tout ou partie en charge
Le budget d’une année de premier cycle en 2026-2027 (2025-2026 pour Columbia), avant aide financière. Sources : budgets officiels de Princeton, Harvard College, Yale College, Columbia et Stanford, relevé du 18 octobre 2026. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Ce que chaque université promet aux familles, selon ses pages officielles :

  • Harvard : rien à payer pour les familles qui gagnent 100 000 $ par an ou moins, pas de frais de scolarité jusqu’à 200 000 $ (depuis 2025-2026) ;
  • Princeton : scolarité, logement, repas, livres et dépenses personnelles couverts pour la plupart des familles jusqu’à 150 000 $, pas de frais de scolarité pour la plupart jusqu’à 250 000 $ ;
  • Yale : rien à payer sous 100 000 $ et pas de frais de scolarité sous 200 000 $, pour les étudiants qui entrent en 2026-2027 ;
  • Stanford : pas de frais de scolarité sous 150 000 $, ni logement ni repas à payer sous 100 000 $ ;
  • Columbia : aucune contribution des parents sous 66 000 $.

Ces seuils supposent un patrimoine « typique » et l’aide se calcule au cas par cas. Pour un étudiant étranger, tout se joue à l’admission : Harvard, Princeton et Yale examinent les dossiers sans tenir compte des moyens de la famille (need-blind) et couvrent tout le besoin calculé, pour les étrangers comme pour les Américains. Stanford et Columbia, elles, tiennent compte de la demande d’aide des candidats étrangers (need-aware) ; Columbia couvre ensuite tout le besoin des étrangers qu’elle admet. Pour aller plus loin, revoyez notre webinaire Préparer les études universitaires aux États-Unis : admissions, financement et fiscalité.
Une année se paie en dollars. Pour une famille qui règle depuis un compte en euros, le taux de change et les frais de virement pèsent sur un budget de cette taille : un spécialiste du transfert d’argent international comme OFX annonce des taux et des frais plus avantageux que ceux des banques. Comparez avant le premier versement.

Des places très chères à obtenir

Là où les chiffres sont publiés, moins de 5 candidats sur 100 sont admis (Princeton ne publie plus les siens depuis 2021). Les dossiers se jugent sur les notes, les tests, les activités et les lettres de recommandation (voir nos articles sur les critères de sélection des universités américaines et sur le niveau d’anglais exigé). Pour comprendre le système, lisez aussi L’université américaine, comment ça marche et le cursus universitaire aux États-Unis.

Deux séries de barres. Taux d'admission de la dernière promotion publiée : Princeton ne publie plus ses chiffres depuis 2021, Harvard 4,2 % (2 003 admis sur 47 893), Yale 4,2 % (2 328 sur 54 919), Columbia 4,2 % (2 581 sur 61 031, chiffres de presse), Stanford 3,8 % (2 302 sur 60 646). Dotation fin 2025 : Princeton 36,4 milliards de dollars, Harvard 56,9, Yale 44,1, Columbia 15,9, Stanford 40,8. À Harvard, 45 % des étudiants entrés en 2025 ne paient aucun frais de scolarité
Taux d’admission de la dernière promotion publiée et dotation de chaque université. Sources : Harvard College, Yale News, Common Data Set de Stanford, presse spécialisée pour Columbia, rapports financiers des universités, relevé du 18 octobre 2026. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Étudiants étrangers : ce qui a changé en 2025 et 2026

Les États-Unis comptaient 1 177 766 étudiants internationaux en 2024-2025, dont 8 698 Français, selon le rapport Open Doors de l’Institute of International Education. À l’automne 2025, le nombre de nouveaux inscrits a pourtant reculé de 17 %, après une année de durcissement :

  • du 27 mai au 18 juin 2025, le département d’État a suspendu les nouveaux rendez-vous de visa étudiant ; depuis, les consulats examinent la présence en ligne des candidats aux visas F, M et J, qui doivent passer leurs comptes de réseaux sociaux en mode public ;
  • le visa F-1 coûte 185 $ de frais de dossier, plus 350 $ de frais SEVIS ; la « visa integrity fee » d’au moins 250 $, créée par une loi du 4 juillet 2025, n’est pas encore perçue partout ;
  • la règle qui remplaçait l’admission « pour la durée des études » (duration of status) par une durée fixe de quatre ans au plus, publiée le 17 juillet 2026, a été suspendue par un juge fédéral du Massachusetts le 14 septembre 2026 ; le gouvernement a fait appel ;
  • depuis le 1er janvier 2026, une proclamation présidentielle interdit ou limite l’entrée des ressortissants de 39 pays ; la France et les autres pays de l’Union européenne n’en font pas partie ;
  • après le diplôme, les frais de 100 000 $ sur les nouvelles demandes de visa H-1B, annoncés en septembre 2025, sont contestés en justice, et des frais de 70 000 $ pour l’Optional Practical Training (OPT), le droit de travailler un an après ses études, ont été proposés le 8 octobre 2026 : ce projet, soumis aux commentaires du public jusqu’au 9 novembre 2026, n’est pas en vigueur.

Pour les démarches, lisez notre article Étudier aux États-Unis avec le visa F1.

La cour des Grandes et l’Ivy League

L’Ivy League réunit huit universités du Nord-Est des États-Unis, parmi les plus vieux établissements du pays : quatre en Nouvelle-Angleterre (Harvard, Yale, Brown et Dartmouth), les autres dans les États de New York, du New Jersey et de Pennsylvanie. C’est d’abord une conférence sportive : l’accord de 1945 portait sur le football américain, il a été étendu à tous les sports en 1954.

Le nom évoque le lierre (« ivy ») qui couvre les vieux murs de ces campus. Il vient de la presse : selon la ligue, le journaliste Stanley Woodward parle des « Ivy colleges » en 1933, et Alan Gould, de l’agence Associated Press, écrit le premier « Ivy League » en 1935.

L’Ivy League comprend les universités suivantes :

  • Harvard University, fondée en 1636 ;
  • Yale University, fondée en 1701 ;
  • University of Pennsylvania, fondée en 1740 (date retenue par l’université) ;
  • Princeton University, fondée en 1746 ;
  • Columbia University, fondée en 1754 ;
  • Brown University, fondée en 1764 ;
  • Dartmouth College, fondé en 1769 ;
  • Cornell University, fondée en 1865.

Leurs « petites sœurs », les collèges pour femmes du Nord-Est, ont leur propre article : les Seven Sisters.

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Crédit photo en-tête : Daderot (CC0)

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