La mer sans les dents, on fait comment ?
Il existe plus de 500 espèces de requins qui sillonnent les océans, et parmi elles, seulement 5 sont particulièrement dangereuses pour l’homme : le requin tigre, le requin bouledogue, le grand requin marteau, le grand requin blanc et le requin longimane (ou requin océanique). Selon les données consolidées de l’International Shark Attack File (ISAF) pour l’année 2025, il y a eu 65 attaques non provoquées dans le monde, dont 25 aux États-Unis. La Floride arrive en tête avec 11 attaques, suivie de la Californie avec 5 attaques non provoquées (dont 1 mortelle). Pourtant, quelques bons réflexes et un peu de bon sens vous éviteront d’en croiser un et de vous faire croquer un orteil. Alors avant de paniquer et de vous inscrire à la piscine municipale à vie, lisez plutôt ce qui suit…
Les requins aux États-Unis en quelques chiffres
Élevé dans la culture populaire moderne au rang de mangeur d’hommes, le requin sillonnerait les eaux de la Terre depuis plus de 420 millions d’années. S’il se nourrit allègrement depuis tout ce temps, rassurez-vous : vous n’êtes pas tous les jours à son menu.
Selon l’International Shark Attack File, base de données mondiale sur ces prédateurs, les États-Unis recensent 25 attaques en 2025. Une grande partie de ces incidents se concentre sur la côte est, poussant ceux qui connaissent les dangers de la mer en Floride à redoubler de vigilance. En comparaison, la côte ouest reste plus épargnée, même si le risque zéro n’existe pas.
Pour relativiser, gardez en tête que plus de personnes meurent chaque année d’une piqûre de méduse ou d’un coup de foudre que d’une attaque de requin.

Un panneau d’avertissement sur une plage californienne rappelle aux baigneurs la présence potentielle de requins dans la région. Crédit photo : Arnaud H. (CC BY 2.0).
Les bons réflexes pour éviter les rencontres
Éviter les zones de chasse et les eaux troubles
Évitez de nager au milieu d’un banc de poissons. Ils ont beau être colorés et scintillants, ils constituent le repas préféré des squales. Ne faites pas non plus du dos crawlé à proximité d’un bateau de pêche aux filets frétillants où les mouettes plongent en piqué : cette agitation attire inévitablement les prédateurs des mers.
Si vous aviez pour habitude de plonger dans des eaux troubles ou de vous amuser à retourner le fond sablonneux en agitant vos palmes, perdez cette habitude. Non seulement vous aurez plus de mal à distinguer un aileron, mais l’animal aura également du mal à vous différencier de ses proies habituelles. C’est dans cette confusion qu’il pourrait être tenté de mordre.
Nager en groupe et sans accessoires brillants
Laissez vos breloques sur votre serviette. Les bijoux ou les montres qui se reflètent sous le soleil peuvent passer pour des écailles luisantes dans les yeux d’un requin en maraude. De même, réduisez au maximum vos baignades nocturnes. Si l’idée d’un bain de minuit après une journée à la Jolla semble romantique, rappelez-vous que ces carnassiers partent généralement en chasse la nuit, souvent très près du rivage.
Enfin, restez accompagnés. Les requins hésitent davantage à cibler un groupe de nageurs qu’un individu isolé, qu’ils pourraient confondre avec un mammifère marin égaré. En résumé : ne nagez jamais seul, dans une eau trouble, près d’un bateau de pêche, habillé de bijoux étincelants, ou avec une plaie ouverte.
Comprendre et réagir face au danger
Les espèces les plus susceptibles de s’en prendre à un humain sur les côtes américaines sont le requin-tigre, le requin taureau, le requin océanique, le requin bouledogue et le célèbre grand requin blanc. Si la plupart préféreront vous ignorer, les incidents se divisent généralement en trois catégories distinctes, bien connues des spécialistes sous leurs appellations anglophones.
| Type d’attaque | Terme Insider | Mode opératoire |
|---|---|---|
| L’attaque par erreur | Hit-and-run | Fréquente dans les courants forts ou la houle, l’animal attrape un membre avant de réaliser que l’humain n’est pas sa nourriture habituelle. Il relâche immédiatement sa prise, infligeant tout de même une grave morsure. |
| L’attaque par intimidation | Bump-and-bite | Le squale heurte d’abord le nageur ou le surfeur avec son museau. Cette approche lui permet de tester sa cible avant de revenir mordre avec plus de détermination. |
| L’attaque surprise | Sneak attack | Silencieuse et foudroyante, elle cible les proies vives. Le prédateur fonce par surprise pour blesser fatalement sa cible d’un coup. Face à ce scénario, les chances d’esquive sont minimes. |
Si, par malheur, vous vous retrouvez nez à nez avec l’un d’eux, la passivité n’est pas une option. Il convient de lui asséner un grand coup sur le nez, ou d’enfoncer vos doigts dans ses yeux ou dans ses ouvertures branchiales. Ces animaux, aussi impressionnants soient-ils, s’inclinent souvent devant une contre-attaque violente. Dès que l’animal recule, tâchez de sortir de l’eau le plus calmement et rapidement possible pour chercher refuge en lieu sûr.
Pour admirer ces géants des mers en toute sécurité et sans risquer le moindre face-à-face, une visite à l’aquarium géant de Monterey reste une excellente alternative.
| Comté | Attaques |
|---|---|
| San Diego | 19 |
| Humboldt | 16 |
| San Luis Obispo | 12 |
| Santa Barbara | 12 |
| Monterey | 11 |
| Marin | 10 |
| San Mateo | 9 |
| Sonoma | 8 |
| Santa Cruz | 7 |
| Los Angeles | 6 |
| San Francisco | 5 |
| Orange | 4 |
| Del Norte | 2 |
| Alameda | 1 |
| Mendocino | 1 |
| Ventura | 1 |
| Total Californie | 124 |
Source : International Shark Attack File, Florida Museum of Natural History, données consultées le 15 septembre 2026. Contours des comtés : U.S. Census Bureau. Les comtés sans attaque recensée sont en gris.


