Les meilleurs spots pour prendre la vague, de Mavericks à Trestles.

« Come on and safari with me (…) at Huntington and Malibu », chantaient les Beach Boys dans Surfin’ Safari, en 1962. Eau fraîche, soleil et belles vagues toute l’année : la Californie est l’une des grandes destinations du surf. De Mavericks à Trestles, en passant par Santa Cruz, Malibu et Huntington Beach, voici les spots à connaître, pour débuter comme pour affronter les plus grosses vagues.

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Calendrier des douze mois : au nord, à Mavericks près de Half Moon Bay, les grosses houles d'hiver de novembre à mars, avec des vagues de plus de 8 m, jusqu'à plus de 18 m, et la saison des Mavericks Awards du 1er octobre au 15 avril ; au sud, les houles de Malibu, à Surfrider Beach, de mai à septembre, et le US Open of Surfing à Huntington Beach du 25 juillet au 2 août 2026. Encadrés : plus de 18 m de hauteur de vague à Mavericks au cœur de l'hiver ; une eau de 7 à 12 °C à Mavericks en hiver ; entrée libre au US Open of Surfing.
L’hiver au nord, l’été au sud : saisons des meilleures houles et grands rendez-vous du surf en Californie. Sources : Wikipédia, surf-forecast.com, Surfer Today, The Inertia, Surf Simply, Surf City USA (relevé du 27 octobre 2026). Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Mavericks : le spot des surfeurs de grosses vagues

Au large de Pillar Point, près de Half Moon Bay, au sud de San Francisco, Mavericks est l’un des spots de grosses vagues les plus célèbres au monde. En hiver, de novembre à mars, les houles du nord du Pacifique y lèvent des vagues qui dépassent souvent 8 mètres et peuvent en atteindre plus de 18.

De 1999 à 2016, le spot a accueilli, les hivers où la houle le permettait, l’une des compétitions de « big wave surfing » les plus réputées, le Titans of Mavericks : dix éditions en tout, la dernière le 12 février 2016, remportée par Nic Lamb, de Santa Cruz. Annulée les hivers suivants, elle a été abandonnée en 2019. Depuis 2022, les Mavericks Awards récompensent chaque saison les plus belles vagues filmées.

Surfeur en lycra jaune dévalant la face d'une vague géante qui déferle en un mur d'écume à Mavericks, près de Half Moon Bay

Une vague de la compétition de Mavericks, le 13 février 2010. Crédit photo : Shalom Jacobovitz (CC BY-SA 3.0)

Ces vagues sont extrêmement dangereuses. Elles ont coûté la vie à Mark Foo, grand nom du surf de grosses vagues installé à Hawaï, en décembre 1994, puis à Sion Milosky, surfeur de Kauai, en mars 2011, au même endroit.

Le spot doit son nom à Maverick, un berger allemand blanc : en mars 1967, il avait rejoint à la nage les trois surfeurs venus à Pillar Point ce jour-là. Il faut pourtant attendre 1975 pour que Jeff Clark, 17 ans, affronte vraiment la vague. Il y surfera seul pendant une quinzaine d’années, jusqu’en 1990.

Mavericks est donc réservé aux surfeurs très expérimentés : la côte est rocheuse et entourée de falaises, les courants sont violents, l’eau est glaciale en hiver (entre 7 et 12 °C) et des requins blancs fréquentent les parages. À bon surfeur, salut.

Santa Cruz : la ville du surf

Au nord de la baie de Monterey, Santa Cruz vit au rythme du surf. L’eau y est froide toute l’année, ce qui n’empêche pas les surfeurs confirmés de se retrouver sur les vagues de Steamer Lane, au pied du phare. L’ambiance de la ville est décontractée.

Débutants, rendez-vous à Cowell’s, la plage voisine, le meilleur endroit de Santa Cruz pour apprendre, avec ses vagues longues et lentes. À Pleasure Point, à l’est de la ville, tous les niveaux se côtoient ; les vagues les plus faciles se trouvent vers 38th Avenue. The Hook, tout proche, est à réserver aux surfeurs confirmés.

Pour l’histoire du surf local, le Santa Cruz Surfing Museum, ouvert en 1986 et présenté comme le premier musée du surf au monde, occupe le phare Mark Abbott Memorial Lighthouse, face à Steamer Lane.

Surfeur sur une vague verte à Steamer Lane, à Santa Cruz, avec une vingtaine de surfeurs au large, une falaise au premier plan et la baie de Monterey en arrière-plan

Steamer Lane, au pied du phare de Santa Cruz, le spot des surfeurs confirmés. Crédit photo : Alexlamwiki (CC BY-SA 4.0)

Santa Barbara : la Riviera américaine et ses vagues

Surnommée la « Riviera américaine », Santa Barbara rappelle à beaucoup la série télévisée qui portait son nom, diffusée de 1984 à 1993. C’est aussi un petit paradis du surf.

À une vingtaine de kilomètres au sud-est, à la limite des comtés de Santa Barbara et de Ventura, Rincon, surnommée la « reine de la côte », est un spot de réputation mondiale, célèbre pour sa longue vague qui déroule vers la droite. C’est le spot de prédilection de Bobby Martinez, enfant de Santa Barbara et recrue de l’année du circuit mondial en 2006.

Surfeur en lycra orange sur une vague qui déroule vers la droite devant une plage de galets à Rincon, pendant qu'un concurrent du Rincon Classic entre dans l'eau, sa planche sous le bras

Rincon, près de Santa Barbara, un jour de Rincon Classic, la compétition locale. Crédit photo : Earl Wilcox (licence Unsplash)

Malibu : la vitrine de la culture surf

Ville côtière de légende qui s’étire sur 34 km le long de l’océan, Malibu doit sa réputation à la vague longue et régulière de Surfrider Beach, à côté de Malibu Lagoon. Ce point break, l’une des plus belles vagues du monde pour le longboard, a été rendu célèbre par les films de surf des années 1960 et classé en 2010 première réserve mondiale de surf (World Surfing Reserve). Les meilleures houles arrivent l’été, de mai à septembre. Vous ne serez pas seuls : il faut souvent slalomer entre les planches pour avoir un bout de vague.

D’autres spots sont praticables à proximité : Zuma Beach, à l’ouest de Malibu, et plus au sud, autour de la baie de Santa Monica, Venice Beach, Manhattan Beach et Redondo Beach.

Longboardeur debout sur une petite vague de Malibu, entouré d'une cinquantaine de surfeurs qui attendent leur tour sur leur planche

À Malibu, la vague se partage : il faut souvent attendre son tour parmi des dizaines de planches. Crédit photo : Mick Kirchman (licence Unsplash)

Huntington Beach : Surf City USA

C’est ici que tout se passe, ou presque. Son climat, son atmosphère décontractée et sa surf attitude ont valu à la ville le surnom de « Surf City », qu’elle a déposé comme marque (Surf City USA). Elle a son musée, l’International Surfing Museum, sa statue de Duke Kahanamoku, le champion hawaïen qui a fait connaître le surf, au bout de Main Street, et son « Surfing Walk of Fame », où les plaques des grands noms de la glisse se succèdent sur le trottoir face à la jetée.

Sur Main Street, les magasins de surf se succèdent depuis des décennies. Chaque été, fin juillet, le US Open of Surfing, étape du circuit de qualification de la World Surf League, se dispute au pied de la jetée, en accès libre. Et les vagues ? Elles déroulent sur plus de 15 km de plage de sable, entre les River Jetties et Sunset Beach. Près de la jetée, la foule et les piliers imposent la prudence.

Surfeur en combinaison marchant sur le sable mouillé, sa planche sous le bras, devant la jetée de Huntington Beach à contre-jour au coucher du soleil

La jetée de Huntington Beach au coucher du soleil, au cœur de Surf City USA. Crédit photo : Mcclane2010 (CC BY-SA 3.0)

San Diego et Trestles : la culture surf

Les spots de surf se succèdent sur la côte et ne se ressemblent pas : La Jolla et ses récifs, Pacific Beach, ou Cardiff Reef, à Encinitas, devenu depuis les années 1950 l’un des spots les plus fréquentés du comté de San Diego.

Au nord du comté, juste au sud de San Clemente, Trestles, dans le parc de San Onofre State Beach, est le spot le plus connu de la région ; il attire aussi bien les shortboards que les longboards. Sa vague de Lower Trestles, l’une des meilleures de Californie, a accueilli les finales de la World Surf League de 2021 à 2024 et accueillera les épreuves de surf des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Surfeur en plein virage sur une vague qui déroule vers la droite à Lower Trestles, avec une trentaine de surfeurs au large et des buissons côtiers au premier plan, dans une lumière rose

Lower Trestles, l’une des meilleures vagues de Californie, retenue pour le surf des Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Crédit photo : Reed Naliboff (licence Unsplash)

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Crédit photo en-tête : Johannes Andersson (licence Unsplash)

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