Tout savoir sur le sésame des candidats à la résidence permanente américaine.

La carte verte permet de vivre et de travailler aux États-Unis sans limite de durée, pour l’employeur de votre choix. Mariage, famille, emploi, investissement, loterie : comment l’obtenir, ce qu’elle coûte et comment la garder jusqu’à la naturalisation.

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Obtenir une carte verte

Plusieurs cas de figures existent. Pendant l’année budgétaire 2024, 1 364 090 personnes sont devenues résidents permanents, selon l’Office of Homeland Security Statistics : près d’une sur deux par le mariage ou la famille d’un citoyen américain. Parmi elles figuraient 3 660 natifs de France.

Barres horizontales des 1 364 090 nouveaux résidents permanents de l'année budgétaire 2024 : famille proche d'un citoyen 672 240 (49 %), réfugiés et asilés 219 850 (16 %), autres liens familiaux 188 190 (14 %), emploi et investissement 171 120 (13 %), loterie 49 890 (4 %), autres 62 810 (5 %) ; encadré : 3 660 natifs de France, dont 1 810 par la famille d'un citoyen, 1 650 par l'emploi, 80 par un autre lien familial et 70 par la loterie
Les nouveaux résidents permanents de l’année budgétaire 2024, selon la voie d’accès. Source : Office of Homeland Security Statistics (DHS), Yearbook of Immigration Statistics 2024. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

1/ Vous n’êtes pas titulaire d’un visa américain

Par le mariage, la carte verte, le ciment du couple

Se marier avec un conjoint américain est un moyen d’obtenir une carte verte.

La demande (formulaire I-130) est faite par le conjoint citoyen ou résident permanent. Afin d’éviter les mariages blancs, une loi de 1986 rend la carte verte d’abord conditionnelle lorsque le mariage a moins de deux ans le jour où elle est accordée : elle n’est valable que deux ans, et le couple doit demander ensemble la levée des conditions (formulaire I-751) dans les 90 jours qui précèdent son expiration, pour obtenir une carte de 10 ans. Il est bien connu des statisticiens que les 2 premières années de mariage sont les plus critiques… et là il faut absolument tenir bon même si votre conjoint oublie tous les soirs de refermer le tube de dentifrice.

Le conjoint d’un citoyen américain n’est soumis à aucun quota : seul compte le temps d’instruction du dossier. Celui d’un résident permanent passe par une file d’attente (catégorie F2A), presque à jour en novembre 2026.

Lire aussi : Se marier aux Etats-Unis

Par les liens familiaux, vive le fiston d’Amérique

Avoir de la famille proche en Amérique peut faciliter les démarches d’obtention de la Green Card, au nom du regroupement des familles. Un citoyen américain peut faire venir son conjoint, ses enfants, et, s’il a au moins 21 ans, ses parents, ses frères et ses sœurs. Un résident permanent ne peut demander la carte verte que pour son conjoint et ses enfants non mariés.

Selon le lien de parenté, l’attente va de quelques mois à 14 ans. Le conjoint, les enfants mineurs et les parents d’un citoyen ne sont soumis à aucun quota. Pour les autres, le département d’État publie chaque mois le Visa Bulletin, qui indique jusqu’à quelle date de dépôt les demandes sont servies. En novembre 2026, pour un Français, un enfant majeur célibataire de citoyen attendait environ 5 ans et 9 mois, un frère ou une sœur de citoyen 14 ans.

Barres de l'ancienneté des demandes servies en novembre 2026 pour un Français : famille, conjoint ou enfant mineur d'un résident moins d'un mois, enfant majeur célibataire d'un citoyen 5 ans et 9 mois, enfant majeur célibataire d'un résident 6 ans et 2 mois, enfant marié d'un citoyen 11 ans, frère ou sœur d'un citoyen 14 ans ; emploi, EB-1 et EB-5 sans attente de quota, EB-2 1 an et 7 mois, EB-3 2 ans et 5 mois ; pas de file pour le conjoint, l'enfant mineur et les parents d'un citoyen
L’ancienneté des demandes servies en novembre 2026, pour un Français, catégorie par catégorie. Source : département d’État, Visa Bulletin de novembre 2026. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Lire aussi : Devenir citoyen américain

Par l’investissement, green comme les dollars

Si vous ne savez pas quoi faire du million de dollars qui dort sur votre compte en banque, vous pouvez toujours l’investir aux Etats-Unis. Depuis l’EB-5 Reform and Integrity Act de mars 2022, l’investissement minimum de la carte verte EB-5 est de 1 050 000 $, ou de 800 000 $ dans une zone rurale ou à fort chômage (targeted employment area) et pour certains projets d’infrastructure. Ces montants seront relevés automatiquement le 1er janvier 2027, puis tous les cinq ans. L’investissement doit créer ou préserver 10 emplois à temps plein pour des travailleurs américains, et vous avez toutes vos chances d’obtenir une carte verte, d’abord conditionnelle pour deux ans (levée des conditions par le formulaire I-829).

Depuis décembre 2025, la Maison Blanche propose aussi une « Trump Gold Card », créée par un décret du 19 septembre 2025 : un don de 1 million de dollars au département du Commerce (2 millions pour une entreprise qui parraine un salarié), plus 15 000 $ de frais de dossier, pour une carte verte instruite dans les catégories EB-1 ou EB-2. Selon le site officiel, consulté en octobre 2026, les demandes sont ouvertes ; à notre connaissance, très peu de dossiers avaient abouti à cette date, et la base légale du programme reste discutée par les avocats en immigration.

Lire aussi : La carte verte par l’investissement ou le talent

Lire aussi : Le visa EB-5, la carte verte des investisseurs

Par la loterie, il n’y a que ceux qui jouent qui gagnent

Créé par l’Immigration Act de 1990, le système de LOTERIE (appelé Diversity Visa Program) permet à un certain nombre de ressortissants étrangers d’obtenir la fameuse « Green Card » par tirage au sort.

Chaque année, jusqu’à 55 000 cartes vertes sont en jeu. Pour la loterie DV-2026, le département d’État a reçu 20 822 624 inscriptions valides et retenu environ 129 516 personnes, conjoints et enfants compris ; en 2024, 49 890 personnes sont devenues résidents permanents par la loterie.

Pour info, dans le lot, 309 natifs de France figuraient parmi les personnes retenues pour DV-2026…

Si la Loterie de la carte verte a pour but de donner leur chance à un maximum de personnes d’obtenir la carte verte, les natifs des pays qui ont envoyé plus de 50 000 immigrants aux États-Unis en cinq ans n’ont pas le droit d’y participer : pour DV-2026, le Canada, le Mexique, l’Inde ou la Chine, par exemple. On notera que ces exclusions varient selon les années : le Royaume-Uni, longtemps exclu, est de nouveau éligible depuis la loterie DV-2025.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez, soit décider de vous inscrire seul, sur le site officiel, mais vous devez savoir que toutes les informations sont en anglais. Attention, l’inscription est pointilleuse : une photo non conforme ou une double inscription suffit à être disqualifié, et à partir de la loterie DV-2027, il faut un passeport valide et 1 $ de frais d’inscription. Seul le site officiel en .gov enregistre les inscriptions ; un tiers peut remplir le formulaire pour vous, mais vous restez responsable de ce qui y est déclaré. Donc, si vous avez peur de faire une bêtise ou que vous maîtrisez mal la langue, vous pouvez vous faire aider par un organisme spécialisé qui vous accompagne en français et dans plusieurs autres langues dans ce processus.

Spécial étourdis : attention, vous ne serez pas prévenus du résultat, même si vous êtes retenus. Il est donc très important de consulter le site officiel, rubrique Entrant Status Check, avec votre numéro de confirmation, à partir du début du mois de mai de l’année suivante (le 3 mai 2025 pour la loterie DV-2026).

Où en est la loterie (novembre 2026) : les inscriptions à la loterie DV-2027, attendues à l’automne 2025, n’ont jamais ouvert, et le programme a été suspendu en décembre 2025. Le 14 octobre 2026, un juge fédéral de Californie avait ordonné au département d’État de les ouvrir au plus tard le 1er novembre 2026 ; le 29 octobre, la cour d’appel fédérale (9e circuit) a suspendu cette décision le temps de l’appel. Les inscriptions restent donc fermées, sans date annoncée, et la procédure continue.

Lire aussi : La loterie carte verte aux USA : 5 minutes qui vont peut-être changer votre vie

Par l’asile, la protection d’abord

Les réfugiés et les personnes qui ont obtenu l’asile aux États-Unis peuvent demander la carte verte après un an de présence sur le territoire depuis leur protection. C’est la deuxième voie d’accès en nombre : 219 850 personnes en 2024.

2/ Vous êtes titulaire d’un visa de travail américain

Ici, c’est l’employeur qui s’occupe de la demande, le plus souvent dans les catégories EB-2 (diplômés du supérieur) ou EB-3 (salariés qualifiés), que vous ayez déjà un visa de travail comme le H-1B ou non. Il doit d’abord obtenir du département du Travail (Department of Labor) une « Labor Certification » (procédure PERM), c’est-à-dire la preuve qu’aucun Américain qualifié et disponible ne peut occuper le poste destiné à un étranger.

Le parcours est long : fixation du salaire minimum du poste (prevailing wage), puis campagne de recrutement (offre publiée 30 jours auprès de l’agence pour l’emploi de l’État, deux annonces dans la presse du dimanche), menée entre 30 et 180 jours avant la demande. Le département du Travail met ensuite en moyenne 336 jours à instruire le dossier (chiffre d’août 2026). Une fois la certification obtenue, l’employeur dépose la demande d’immigration (formulaire I-140) auprès de l’USCIS, les services d’immigration, puis vous attendez votre tour selon le Visa Bulletin avant de demander la carte verte sur place ou au consulat. En novembre 2026, pour un Français, la file EB-2 servait les demandes déposées avant le 1er avril 2025 et la file EB-3 celles déposées avant le 15 juin 2024.

À savoir : la dérogation d’intérêt national (National Interest Waiver, ou NIW) permet à certains profils EB-2 de se passer d’employeur et de certification de travail, en déposant eux-mêmes leur demande.

Lire aussi : Travailler aux États-Unis

3/ Le cas de la carte verte EB-1

Les capacités exceptionnelles, aide-toi, le ciel t’aidera…

Si vous possédez des capacités extraordinaires, c’est à dire une reconnaissance nationale ou internationale durable dans le domaine des sciences, de l’art, de l’éducation, des affaires ou de l’athlétisme, vous pouvez prétendre à la carte verte afin d’exercer tous vos talents en Amérique.

L’avantage ici est qu’aucune offre d’emploi n’est requise dans cette catégorie de cartes vertes : vous déposez vous-même la demande. Rassurez-vous, il n’est pas utile que vous soyez un prix Nobel ni que vous possédiez un Q.I. de 159 pour vous qualifier, mais la barre est haute : il faut prouver, sauf prix de premier plan, au moins trois des dix critères de l’USCIS (prix reconnus, publications à votre sujet, salaire élevé, rôle de juré, contributions majeures…). Être reconnu comme un expert dans son pays peut suffire, si le dossier le démontre.

La carte verte EB-1 pour les dirigeants et les cadres de multinationales

Vous pouvez aussi soumettre une demande de carte verte dans la catégorie EB-1, si vous dirigez une société dans votre pays de résidence et qu’elle possède une société affiliée aux Etats-Unis, pour vous y transférer. Il faut y avoir travaillé au moins un an au cours des trois années précédentes, et la société américaine doit exercer son activité depuis au moins un an : une filiale toute neuve passe donc d’abord par un visa.

De même, une société dans laquelle vous êtes dirigeant avec un visa L-1 peut vous transférer aux Etats-Unis et vous permettre ainsi de prétendre à une carte verte dans cette catégorie.

Ici encore, la procédure est simplifiée car elle ne demande pas de « certification de travail » préalable.

La carte verte EB-1 pour les professeurs et les chercheurs

Là encore, ce type de carte verte est réservé aux seuls professeurs ou chercheurs exceptionnels bénéficiant d’au moins trois années d’expérience dans le domaine de l’enseignement ou de la recherche, et qui bénéficient d’une reconnaissance internationale pour leur travail. Il faut une offre d’emploi d’une université ou d’un employeur qui compte au moins trois chercheurs à temps plein.

Combien coûte une carte verte ?


Les frais de l’USCIS ont fortement augmenté le 1er avril 2024. En octobre 2026, la demande pour un membre de la famille (I-130) coûte 675 $ sur papier (625 $ en ligne), la demande d’un employeur (I-140) 715 $, plus 600 $ de contribution au programme d’asile (300 $ pour une petite entreprise ou une demande déposée par le candidat lui-même), et le changement de statut sur place (I-485) 1 440 $ par personne. Depuis l’étranger, le visa d’immigrant coûte 325 $ (345 $ pour un emploi, 330 $ pour la loterie), plus 235 $ de frais de fabrication de la carte.

Pour un investisseur EB-5, la demande I-526E coûte 3 675 $, plus 1 000 $ pour le fonds d’intégrité du programme : une décision de justice de novembre 2025 a ramené ces frais à leur niveau d’avant 2024 (11 160 $ dans le barème d’avril 2024). Le barème officiel change souvent : vérifiez-le avant chaque envoi, un paiement au mauvais montant fait rejeter le dossier.

Tableau des frais officiels, papier et en ligne : I-130 675 et 625 dollars, I-140 715 et 665 dollars plus 600 dollars de contribution au programme d'asile, I-526E 3 675 dollars plus 1 000 dollars, I-485 1 440 et 1 390 dollars, visa d'immigrant 325 dollars plus 235 dollars de frais de carte, I-751 750 et 700 dollars, I-90 465 et 415 dollars, permis de réentrée I-131 630 dollars, naturalisation N-400 760 et 710 dollars ; exemples : 2 115 dollars pour le conjoint d'un citoyen déjà aux États-Unis, 1 235 dollars pour un conjoint resté en France
Les frais officiels de la carte verte en octobre 2026, de la demande à la naturalisation. Sources : USCIS, barème G-1055 du 16 octobre 2026 ; département d’État. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Conserver une carte verte

La carte verte n’est pas un droit, elle est un privilège. Obtenir une carte verte ne fait en effet pas pour autant de vous un citoyen américain. Vous demeurez un étranger soumis au respect de certaines règles dont la violation entraîne la perte de votre statut de résident. Vous ne pouvez pas voter, vous devez avoir votre carte sur vous à partir de 18 ans, et les hommes de 18 à 25 ans doivent s’inscrire au Selective Service.

Une carte à renouveler tous les 10 ans

La plupart des cartes vertes sont valables 10 ans. Le statut de résident permanent, lui, n’expire pas, mais une carte périmée ne permet plus de prouver votre droit de travailler ou de rentrer de voyage. Le renouvellement (formulaire I-90, 465 $ sur papier, 415 $ en ligne) se demande dans les six mois qui précèdent l’expiration ; le récépissé, joint à l’ancienne carte, vaut preuve du statut pendant 36 mois.

Un séjour de longue durée hors du territoire

À un guichet de contrôle d'aéroport, un voyageur pose les doigts sur un lecteur d'empreintes éclairé en vert, devant une agente des douanes et de la protection des frontières en uniforme

À l’aéroport de Washington Dulles, un agent du service des douanes et de la protection des frontières (CBP) relève les empreintes d’un voyageur, en 2007. Après plus d’un an d’absence, la carte verte seule ne suffit plus pour rentrer. Crédit photo : Gerald Nino / U.S. Customs and Border Protection (domaine public)

Ainsi lorsque vous quittez le territoire pour une période supérieure à six mois, la continuité de résidence exigée pour la naturalisation peut être remise en cause, et il vous appartiendra d’apporter la preuve que vous n’avez pas abandonné votre résidence américaine en montrant tout justificatif que vous aurez pris soin de conserver avec vous au cours du voyage. Par exemple : effectuez toujours votre déclaration d’impôts aux Etats-Unis en tant que résident, conservez une adresse sur le sol américain, un compte bancaire et une carte de crédit aux Etats-Unis, un permis de conduire si vous en possédez un.

Si vous vous absentez plus d’un an, la carte verte ne suffit plus pour rentrer et l’agent d’immigration peut considérer que vous avez purement et simplement abandonné votre carte verte. Pour éviter cette situation regrettable, il est impératif d’effectuer une demande de permis de réentrée (re-entry permit, formulaire I-131, 630 $) avant votre départ : elle se dépose depuis les États-Unis, où il faut encore se trouver pour le rendez-vous de biométrie. Concrètement un re-entry permit est un petit livret qui ressemble à un passeport et il est valable deux ans à partir de sa date de délivrance. Au-delà, il faut demander au consulat un visa de résident de retour (SB-1).

Il est en principe possible de faire plusieurs demandes successives de re-entry permits, mais à jouer avec le feu…

La déclaration d’impôt

On ne plaisante pas avec le fisc américain : le titulaire d’une carte verte est résident fiscal américain, et on peut perdre sa Green Card si on se déclare non résident sur son « Tax Return » (déclaration d’impôts), et a fortiori si on ne déclare pas ses impôts pendant qu’on est à l’étranger (c’est à dire à l’extérieur des Etats-Unis).

Lire aussi : Les impôts aux Etats-Unis

Ce qui a changé en 2025 et 2026

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les règles se durcissent et bougent vite. En décembre 2025 puis en janvier 2026, l’USCIS a gelé les dossiers, cartes vertes comprises, des ressortissants de 39 pays visés par les restrictions de voyage ; la France n’en fait pas partie, et ce gel a été suspendu par la justice en 2026. Pour les demandes de naturalisation déposées depuis le 20 octobre 2025, le test d’éducation civique est plus difficile. Quant à la loterie, elle est au point mort depuis décembre 2025 (voir plus haut). Avant toute démarche, vérifiez la situation du moment sur le site de l’USCIS, ou auprès d’un avocat en immigration.

La carte verte, mieux vaut l’avoir… ou pas ?

Hormis la résidence permanente aux Etats Unis, et donc l’emploi par n’importe quel employeur, la carte verte procure d’autres avantages et a aussi quelques inconvénients :

Les + :

  • Vos enfants ont droit aux aides fédérales pour les études (bourses et prêts du FAFSA), réservées aux citoyens et à certains étrangers, dont les résidents permanents.
  • Les frais de scolarité universitaires sont sensiblement moins élevés dans les universités publiques de votre État de résidence (in-state tuition), une fois remplies les conditions de résidence de l’État, souvent un an ; un étudiant étranger paie le tarif hors État.
  • Vous avez accès au crédit immobilier dans les mêmes conditions que les citoyens américains, par exemple pour les prêts rachetés par Fannie Mae.
  • Il vous est possible de demander la nationalité américaine au bout de 5 ans de détention d’une carte verte, dont au moins la moitié passée sur le sol américain. Si vous êtes marié à un citoyen américain et vivez avec lui, la nationalité américaine peut être demandée après seulement trois années de résidence. La demande (formulaire N-400) coûte 760 $ sur papier, 710 $ en ligne, et passe par un entretien en anglais et un test d’éducation civique : depuis le 20 octobre 2025, jusqu’à 20 questions tirées d’une liste de 128, dont 12 bonnes réponses exigées.
Sur une pelouse, devant des arbres et des collines, une centaine de personnes debout lèvent la main droite pour prêter serment, vues de loin

Prestation de serment lors d’une cérémonie de naturalisation organisée par le parc national de Yellowstone, en septembre 2023 : au bout de trois ou cinq ans, la carte verte ouvre la voie à la nationalité américaine. Crédit photo : National Park Service (Jacob W. Frank) (domaine public)

Frise en cinq étapes : la demande (I-130, I-140, I-526E), l'attente de son tour selon le Visa Bulletin (de 0 à 15 ans), la carte verte (I-485 ou visa d'immigrant, carte de 10 ans ou conditionnelle de 2 ans), la vie de résident (impôts, renouvellement I-90), la naturalisation après 5 ans ou 3 ans (N-400, test civique de 20 questions sur 128) ; encadrés sur les absences de plus de 6 mois, 1 an et 2 ans
Le parcours type, de la demande de carte verte à la naturalisation, et les règles d’absence. Sources : USCIS, Code of Federal Regulations, Federal Register. Infographie : French District, licence CC BY-NC-SA 4.0.

Les – :

  • L’imposition…
  • Les Etats-Unis appliquent à leurs résidents permanents et citoyens le régime du revenu mondial en matière d’imposition. Cela signifie que vous serez imposé sur tous vos revenus, américains et étrangers, après application des conventions internationales contre la double imposition, le cas échéant. Et vous devrez continuer à établir une déclaration aux Etats-Unis, même si vous n’y gagnez plus aucun revenu, tant que vous gardez la carte verte.
  • Rendre sa carte verte n’est pas gratuit pour tout le monde : après au moins 8 années de résidence permanente sur les 15 dernières, certains patrimoines ou revenus élevés déclenchent l’exit tax. Notre article sur l’exit tax détaille les seuils.

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