Des chiffres, des faits, des anecdotes que vous ne verrez nulle part ailleurs

Le brouillard ? Déjà vu. Le Golden Gate Bridge ? Un grand classique. Alcatraz ? Vous l’avez visité 3 fois. Vous connaissez San Francisco comme votre poche, du moins c’est ce que vous croyez. Et ce n’est pas parce que son histoire est courte et sa taille moyenne qu’elle ne recèle pas quelques pépites. San Francisco cache bien son jeu, ses petits secrets et quelques chiffres improbables, qui font d’elle une ville unique en son genre. Voici ce qu’on a découvert…

Ils sont nés à San Francisco

Le jeans

Levi Strauss est venu d’Allemagne à New York en 1851 pour rejoindre son frère aîné qui avait un magasin de tissus.

En 1853, il entendit parler de la ruée vers l’or dans l’Ouest et déménagea donc à San Francisco pour établir la branche ouest de l’entreprise familiale. Là, il vendait, entre autres, du tissu en coton. Un de ses clients était Jacob W. Davis, un tailleur de Reno, Nevada. Il fabriquait des articles fonctionnels tels que des tentes, des couvertures pour chevaux et des couvertures de wagons. Un jour, son client lui a commandé une paire de pantalons robustes qui pourraient résister à un dur labeur. Il les a fabriqués à partir de denim qu’il a achetés à Levi Strauss & Co. Puis, il les a renforcés en plaçant des rivets en cuivre aux endroits les plus déchirés. Lorsqu’il a voulu les breveter, il a écrit à Levi Strauss. Ils sont ainsi devenus partenaires en 1873. Le jeans était né.

Irish Coffee

Bien sur, la paternité de l’Irish Coffee revient à l’Irlande et il n’est pas question de la contester. Ce cocktail alcoolisé chaud est un mélange de café fort, sucre brun, crème fouettée et de Whiskey irlandais.

En 1952, après la guerre, l’Irish Coffee a été introduit aux États-Unis par l’écrivain Stanton Delaplane. Il l’a porté à l’attention de Jack Koeppler, un barman de l’hôtel Buena Vista à San Francisco et l’a persuadé de le recréer. Le café Buena Vista a légèrement adapté la recette en substituant le sucre brun par 2 carrés de sucre solide. En outre il utilise du whisky irlandais Tullamore Dew et du café Peerless, une marque de café familiale. Vous savez tout…

Fortune Cookie

La naissance de ce petit gâteau du bonheur suscite la polémique depuis toujours. Certains disent qu’il vient de David Jung, un sino américain de Los Angeles. Mais la majorité s’accorde à penser qu’il est né d’un Japonais résident San Francisco, Makoto Hagiwara. Il était jardinier et avait conçu le célèbre Japanese Tea Garden du Golden Gate Park. Le maire de l’époque l’a renvoyé de son emploi au début du siècle, mais plus tard, un nouveau maire l’a réintégré. Ainsi, reconnaissant envers ceux qui l’avaient soutenu pendant sa période de vaches maigres, Hagiwara a créé un cookie en 1914 avec un mot de remerciement à l’intérieur. Ensuite, il les a distribués au Japanese Tea Garden et a commencé à les servir régulièrement. En 1915, ils ont été présentés à l’exposition Panama-Pacific, l’exposition universelle de San Francisco.

Les Fortune cookies ont été à l’origine faits à la main, à l’aide de baguettes. En 1964, Edward Louie, de Lotus Fortune Cookie Company de San Francisco, a automatisé le processus en créant une machine qui plie la pâte et glisse le petit message. Aujourd’hui, le plus grand fabricant de fortune cookies au monde, Wonton Food Inc. de Long Island City, dans le Queens, expédie 60 millions de cookies par mois.

Cela s’est passé… seulement à San Francisco

Le der des ders

Bien qu’ils aient fait une apparition inopinée en janvier 1969 sur le toit du bâtiment d’Apple, le dernier concert live des Beatles a eu lieu le 29 août 1966 au Candlestick Park à San Francisco.

La première des premières

La première épidémie de peste à frapper le continent nord américain a eu lieu à San Francisco, entre 1900 et 1904. Elle a été déclenchée dans le quartier de Chinatown, probablement par l’arrivée du navire Australia qui accosta dans le port de la ville en 1900 en amenant avec lui des rats infestés par la peste de Chine.

Bizarreries franciscaines

Les chiens d’abord, les enfants ensuite

Il y a plus de chiens que d’enfants dans la ville de San Francisco. En effet, Selon l’American Community Survey, en 2018, environ 115 000 enfants de moins de 18 ans vivaient dans la ville. Dans le même temps, San Francisco Animal Care and Control estimait qu’il y avait environ 120 000 à 150 000 chiens dans la ville.

Par ailleurs, il faut savoir que San Francisco a le plus faible pourcentage d’enfants de toutes les grandes villes, selon les données du recensement américain.

Enfin, environ 18% des ménages de San Francisco ont des enfants de moins de 19 ans, alors que la moyenne nationale est de 29,4%. À Los Angeles par comparaison, 33,4% des ménages ont des enfants et à New York… c’est 30,5%. Seattle est la seule autre ville où moins de 20% des ménages ont des enfants.

Alcatraz, une prison pas comme les autres

Alcatraz, le célèbre pénitncier insulaire de la Baie de San Francisco offrait toujours des douches d’eau chaude à ses détenus. La logique derrière cela était que les prisonniers qui étaient acclimatés à l’eau chaude, ne seraient pas en mesure de résister aux eaux glaciales de la baie lors d’une tentative d’évasion.

Par ailleurs, connaissez-vous beaucoup de prisons avec du Beef Pot Pie Anglaise le mardi, des croquettes de viande cuite le mercredi ? Ou, du bacon Jambalaya le samedi et du Stound Beef Steal le dimanche ? C’était le menu des pénitenciers en 1946, à Alcatraz.

Lorsque Al Pacino a été transféré d’Atlanta à Alcatraz en 1934 et après plusieurs tentatives d’évasion, le gangster notoire a rapidement été interdit de toute sortie. Pour l’aider à lutter contre la solitude, sa femme Mae lui a envoyé un banjo. Finalement, Al Capone est devenu si bon sur l’instrument qu’il a été accepté dans le groupe de détenus, les Rock Islanders.

Les cable cars

Les téléphériques de San Francisco sont le seul monument historique national qui puisse se déplacer. Les câbles qui tirent les voitures roulent à une vitesse constante de 9,5 MPH (15.28 km/h).

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